À Saint-Briac-sur-Mer chez Ch­ris­tophe Ro­bin La vie en Tech­ni­co­lor

À Saint-Briac-sur-Mer chez Ch­ris­tophe Ro­bin

Point de Vue - - Sommaire -

Ve­nu il y a quinze ans en Bre­tagne pour rai­son pro­fes­sion­nelle, il est tom­bé sous le charme de la ré­gion au point d’y ache­ter une mi­nus­cule mai­son. De fil en ai­guille, le co­lo­riste des stars s’est com­po­sé un vrai pa­ra­dis qu’il re­joint tous les week-ends. Il nous ouvre en ex­clu­si­vi­té les portes de son Ker Gi­nette. Par Ma­rie-Eudes Lau­riot Pré­vost Pho­tos Da­vid At­lan

Bap­ti­sée Ker Gi­nette en hom­mage à la mère de Ch­ris­tophe Ro­bin, la mai­son s’est agran­die cô­té jar­din avec cette cui­sine équi­pée d’un poêle à bois. Les trou­vailles de bro­cantes et les ca­deaux des amis se mêlent avec bon­heur pour com­po­ser le dé­cor.

En cette jour­née d’été, la Côte d’Éme­raude a presque des al­lures d’Azur : ciel tur­quoise et fond de l’air tiède. « Tout juste si la pe­tite fraî­cheur ha­bi­tuelle ne me manque pas », note Ch­ris­tophe Ro­bin dans un sou­rire. Haute sil­houette et bonne hu­meur, il est ar­ri­vé la veille dans cette mai­son de Saint-Briac-sur-Mer qu’il re­trouve tous les ven­dre­dis soir. « C’est l’en­droit qui me res­source le plus », af­firme le « co­lo­riste des stars » comme on le sur­nomme. Il signe de­puis près de vingt ans le blond de Ca­the­rine De­neuve ou le châ­tain de sa fille Chia­ra Mas­troian­ni. Cet al­chi­miste du re­flet a aus­si lan­cé une ligne de pro­duits ca­pil­laires aux in­gré­dients na­tu­rels qu’il pro­pose dans un sa­lon ou­vert, l’an der­nier, rue Ba­chau­mont, au coeur de Pa­ris. dans le jar­din pour abri­ter deux chambres d’amis. La pis­cine est creu­sée au fond du ter­rain, qui voit aus­si ar­ri­ver une rou­lotte tout confort au mi­lieu des arbres frui­tiers. « Les plan­ta­tions m’ont don­né du fil à re­tordre. Je me suis beau­coup trom­pé, jus­qu’à ce que Cla­risse Bé­raud, une autre Bria­cine [la fleu­riste Ver­tumne à Pa­ris, ndlr], m’ap­porte ses bons conseils », La mer est tout près mais Ker Gi­nette, hom­mage à sa mère au­jourd’hui dis­pa­rue, pa­raît per­due en pleine cam­pagne. À cinq mi­nutes du bourg en voi­ture, elle af­fiche une sage fa­çade de briques et pierres du pays. Cô­té jar­din, c’est une autre his­toire, tout en charme et en re­coins avec, au fond, une pis­cine pour les lon­gueurs ré­gle­men­taires. « J’ai com­men­cé par ache­ter la dé­pen­dance. 60 m² à peine sur deux étages, mais avec beau­coup de ter­rain. Les co­pains se de­man­daient ce que j’al­lais bien faire de ça mais je n’avais pas un sou à l’époque », se sou­vient-il. L’idée de s’an­crer ici s’est im­po­sée d’elle-même il y a quinze ans, lors d’un dé­pla­ce­ment à Di­nard pour for­mer à la co­lo­ra­tion les em­ployés d’un nou­veau sa­lon. Ch­ris­tophe Ro­bin tra­vaille alors pour Jean-Louis Da­vid. « C’était comme une évi­dence. Je suis re­ve­nu le week-end sui­vant au Grand hô­tel », pour­suit cet en­fant d’agri­cul­teur né loin de la mer, du cô­té de Troyes. Aus­si­tôt, la mai­son­nette se double d’une cui­sine lar­ge­ment ou­verte sur le jar­din, do­tée d’un four à bois pour les plats mi­jo­tés et d’une sé­rieuse bat­te­rie de cas­se­roles, preuve qu’on ne plai­sante pas ici avec la gas­tro­no­mie. Une lon­gère est en­suite construite re­con­naît-il. Des en­clos de ro­siers re­mon­tants et d’aga­panthes ar­chi­tec­turent dé­sor­mais le jar­din de leurs fleurs blanches d’avril à oc­tobre. Ul­time étape, Ch­ris­tophe Ro­bin vient de ra­che­ter la grande mai­son qui com­plète son pe­tit pa­ra­dis, par­ta­gé avec les chats Mi­nette et Mou­moune, la chienne Li­li et les amis proches qui y ont pris goût. À Saint-Briac-surMer, les jour­nées s’en­chaînent et se res­semblent : na­ta­tion et lec­ture au bord de la pis­cine, ba­lades sur la plage, pro­vi­sion de gâ­teaux de chez Des­riac et vi­site des vide-gre­niers pour dé­ni­cher les bi­be­lots les plus kitsch pos­sible. « J’aime les ob­jets qui me font sou­rire, les choses qui ne vont pas en­semble. Na­tha­lie, la pois­son­nière du vil­lage, me garde des quan­ti­tés de co­quilles Saint-Jacques que je colle par­tout », avoue ce col­lec­tion­neur de che­mises ha­waïennes. « In­ter­dit aux casse-pieds », est-il écrit sur la porte d’en­trée. Ici, de toute fa­çon, ils s’em­bê­te­raient.

« J’aime les ob­jets qui me font sou­rire,

les choses qui ne vont pas en­semble. »

In­vi­sible de­puis la mai­son, la grande pis­cine per­met de na­ger et lire en paix, à peine trou­blée par le pas­sage du chat Mou­moune. Ch­ris­tophe Ro­bin a éga­le­ment ins­tal­lé une rou­lotte au fond du jar­din, autre re­paire de re­pos idéal.

Des en­clos d’ar­bustes et de fleurs ar­chi­tec­turent le jar­din bor­dé à gauche de la mai­son d’amis, et au fond des deux mai­sons an­ciennes. La rou­lotte sert sou­vent de sa­lon de mu­sique.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.