Bianca d’Aoste re­çoit Bul­ga­ri en son pa­lais vé­ni­tien

Plu­sieurs cen­taines de pièces de joaille­rie ont été pré­sen­tées à Venise par Bul­ga­ri. Une col­lec­tion ins­pi­rée par la fête. La prin­cesse Bianca d’Aoste, com­tesse Ar­ri­va­bene Va­len­ti Gon­za­ga, était l’une des pre­mières à dé­cou­vrir ces joyaux.

Point de Vue - - Sommaire - Par Vincent Mey­lan Pho­tos Da­vid At­lan

Existe-t-il un lieu plus sé­cu­ri­sé pour ex­po­ser une col­lec­tion de haute joaille­rie qu’un pa­lais vé­ni­tien ? La ré­ponse est « non ». Du cô­té de la fa­çade prin­ci­pale, le pa­lais Pa­pa­do­po­li ouvre sur le Grand Ca­nal. Au­tant dire qu’on ne peut l’ap­pro­cher que par voie ma­ri­time. Co­té cour, cette de­meure sei­gneu­riale est cein­tu­rée par des im­meubles d’ha­bi­ta­tion. Et son unique ac­cès est l’une de ces étroites ruelles dont Venise a le se­cret. Un dé­dale in­ter­dit à tout vé­hi­cule mo­to­ri­sé. Bul­ga­ri l’a donc choi­si pour pré­sen­ter sa nou­velle col­lec­tion de haute joaille­rie. Des di­zaines de mil­lions d’eu­ros de pierres pré­cieuses sont ras­sem­blées dans les sa­lons de l’étage noble, nor­ma­le­ment ré­ser­vés aux hôtes de ce pa­lais qui a été trans­for­mé en l’un des plus beaux hô­tels du monde, par le groupe Aman.

Les quatre col­liers prin­ci­paux rendent hom­mage aux prin­cesses ro­maines qui don­nèrent les fêtes les plus fa­bu­leuses. Une chaîne de dia­mants re­tient un sa­phir ca­bo­chon de 180,96 ca­rats. Une éme­raude de Co­lom­bie de 53,57 ca­rats taillée à fa­cettes est ser­tie au centre d’une col­le­rette de dia­mants. Une se­conde éme­raude co­lom­bienne, un peu plus grosse, puis­qu’elle pèse 59,11 ca­rats, est dis­po­sée au coeur d’un pen­den­tif d’éme­raudes et de dia­mants. Un ru­bis du Mo­zam­bique de 12,10 ca­rats est po­sé sur un col­lier qui al­terne perles et dia­mants. L’idée qui a ins­pi­ré cette col­lec­tion bap­ti­sée Fes­ta est la fête. La ville de Venise, dont le car­na­val est l’une des plus belles fêtes du monde, a été choi­sie pour cette rai­son. Coïn­ci­dence amu­sante, le pa­lais Pa­pa­do­po­li a un lien très fort avec la Grèce, pa­trie d’ori­gine de la fa­mille Bul­ga­ri. Ses pro­prié­taires au XIXe siècle, les ban­quiers Pa­pa­do­po­li, étaient ori­gi­naires de Cor­fou. Au dé­but du XXe siècle, par le jeu des hé­ri­tages, cette de­meure s’est re­trou­vée dans le pa­tri­moine des comtes Ar­ri­va­bene Va­len­ti Gon­za­ga. « Nous y vi­vons tou­jours, ex­plique la prin­cesse Bianca d’Aoste, épouse du chef de fa­mille ac­tuel, le comte Gi­ber­to. Nous avons conser­vé le der­nier étage. » Re­pré­sen­tante de Ch­ris­tie’s pour la ville de Venise et sa ré­gion, Bianca d’Aoste ap­pré­cie les bi­joux. « Je n’en porte pas beau­coup, ex­plique-t-elle, car ils ne se prêtent pas très bien à la vie d’une femme ac­tive au­jourd’hui. » À l’un de ses doigts, elle ar­bore une très jo­lie bague : un sa­phir ca­bo­chon et un dia­mant mon­té sur or. « Elle vient de ma grand-mère pa­ter­nelle, la du­chesse d’Aoste. » Et nous voi­ci re­ve­nus vers la pa­trie d’ori­gine des Bul­ga­ri et des Pa­pa­do­po­li. Cette du­chesse d’Aoste, dont le pré­nom était Irène, n’était autre que la fille du roi Cons­tan­tin Ier… de Grèce.

Quatre col­liers rendent hom­mage aux prin­cesses ro­maines.

À gauche, la prin­cesse Bianca d’Aoste en­tou­rée de ses filles, les com­tesses Vio­la et Ve­ra Ar­ri­va­bene Va­len­ti Gon­za­ga. Ci-des­sous, un col­lier ser­ti d’un ru­bis de 12,10 ca­rats de la col­lec­tion 2017, pré­sen­tée au pa­lais Pa­pa­do­po­li.

La fa­çade du pa­lais Pa­pa­do­po­li sur le Grand Ca­nal où Bul­ga­ri ex­pose sa nou­velle col­lec­tion de haute joaille­rie. Ci-des­sus, à droite, Car­lot­ta Bul­ga­ri et M. Ni­co­la Bul­ga­ri et son épouse, Bea­trice, lors de la soi­rée de pré­sen­ta­tion à la Scuo­la Grande del­la Mi­se­ri­cor­dia.

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