Stéphanie de Monaco Le bon­heur d’être soi

Il y a quatre ans, la prin­cesse re­cueillait les élé­phantes Ba­by et Né­pal, me­na­cées d’eu­tha­na­sie, sur les terres de sa fa­mille. Une nou­velle vie com­men­çait alors pour elle. Elle l’a fê­tée il y a quelques jours, en­tou­rée des siens.

Point de Vue - - Sommaire - Par Isa­belle Ri­vère Pour ai­der l’as­so­cia­tion Ba­by et Né­pal : as­so­cia­tion-ba­by-ne­pal.com et fr-fr.fa­ce­book.com/ba­byet­ne­pal

Un doux so­leil de fin d’après-mi­di ca­resse les pentes du mont Agel. Ce 12 juillet, la prin­cesse Stéphanie a réuni au­tour d’elle « la fa­mille Ba­by et Né­pal » – proches, do­na­teurs et amis – pour cé­lé­brer le qua­trième an­ni­ver­saire de l’ar­ri­vée des deux élé­phantes sur le do­maine de Font­bonne. « Je vou­lais re­mer­cier ces gens for­mi­dables qui nous ac­com­pagnent et nous aident au quo­ti­dien, dit-elle, ceux qui contri­buent à faire de ce ma­gni­fique en­droit ce qu’il est au­jourd’hui. Il est im­por­tant pour moi qu’ils voient à quoi sert concrè­te­ment leur gé­né­ro­si­té, qu’ils voient com­bien Ba­by et Né­pal sont heu­reuses. » La pro­prié­té, qui jouxte les terres de Ro­ca­gel, la mai­son fa­mi­liale des Gri­mal­di, ap­par­tient au sou­ve­rain Al­bert II. La prin­cesse l’a amé­na­gée de ma­nière à as­su­rer le confort et le bien-être des ani­maux, elle en a ré­no­vé une par­tie des ins­tal­la­tions, y a créé un po­ta­ger, plan­té des fleurs, ac­cueilli des chèvres, des mou­tons, un âne, des vaches et des chiens. Ai­dée par une pe­tite équipe, elle s’oc­cupe de Ba­by et Né­pal au quo­ti­dien, veille dé­sor­mais sur elles comme on veille sur un tré­sor. « Je les connais par coeur, je sais tout de suite quand ça ne va pas. Elles sentent aus­si quand moi je ne vais pas bien, quand je suis un peu fa­ti­guée – et par­fois elles en pro- fitent pour es­sayer de faire des bê­tises. Elles me font confiance, une vraie com­pli­ci­té s’est ins­tal­lée entre nous. Notre re­la­tion est de plus en plus forte avec le temps. » Les élé­phantes ont été re­cueillies par la prin­cesse au dé­but de l’été 2013, alors qu’elles étaient me­na­cées d’eu­tha­na­sie. « Les sau­ver a été un ac­com­plis­se­ment et une fier­té, confie-t-elle. Ce qui fait mon bon­heur, c’est de les sen­tir en pleine forme, apai­sées, et j’es­père qu’il en se­ra ain­si pen­dant en­core de nom­breuses an­nées. Pour moi, une nou­velle vie a com­men­cé avec elles. » Le chef de l’État mo­né­gasque, ve­nu en voi­sin, s’est joint aux in­vi­tés. « Nous sommes chez lui, pour­suit la prin­cesse, et sa pré­sence me fait un im­mense plai­sir. Il y a quatre ans, il a tout de suite com­pris la né­ces­si­té de se­cou­rir ces élé­phants. De­puis, il me sou­tient dans tout ce que j’en­tre­prends pour Ba­by et Né­pal et passe nous voir dès qu’il en a la pos­si­bi­li­té. Font­bonne est un havre de sé­ré­ni­té et de paix, aus­si bien pour les hu­mains que pour les ani­maux. » Le prince Al­bert oc­cupe, de­puis tou­jours, une place à part dans l’exis­tence – et le coeur – de la prin­cesse. « Il est mon grand frère, et je l’aime pas­sion­né­ment. Je le sou­tiens au­tant que je le peux, même si je sais aus­si que j’ai sou­vent ten­dance à trop vou­loir le pro­té­ger. Je l’ai beau­coup em­bê­té quand j’étais pe­tite, et je se­rai tou­jours là pour lui. Comme il a tou­jours été là pour moi. »

« Notre re­la­tion est de plus en plus forte avec le temps.»

Un amour im­mense, une com­pli­ci­té de tou­jours… Le prince Al­bert « est mon grand frère, confie la prin­cesse Stéphanie. Je se­rai tou­jours là pour lui, comme il a tou­jours été là pour moi. »

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