La du­chesse de Wur­tem­berg nous ra­conte le ma­riage de sa pe­tite-fille

Point de Vue - - Sommaire - Pro­pos recueillis par Vincent Mey­lan

À onze heures du ma­tin, sa­me­di 15 sep­tembre, dans le sa­lon Jaune du châ­teau d’Alt­shau­sen, ré­si­dence de ses grand­spa­rents, la du­chesse So­phie de Wur­tem­berg a épou­sé le comte Maxi­mi­lien d’An­di­gné. Qui, mieux que la du­chesse de Wur­tem­berg, grand-mère de la ma­riée, pou­vait nous ra­con­ter cette jour­née heu­reuse.

So­phie a 24 ans. Maxi­mi­lien en a 29. Ils se sont ren­con­trés à Londres où ils tra­vaillent l’un et l’autre. Et c’est là qu’ils ré­si­de­ront sans doute dans le fu­tur. Mais tra­di­tion oblige, leurs deux ma­riages, le ci­vil et le re­li­gieux, ne pou­vaient avoir lieu qu’en Al­le­magne dans la fa­mille de So­phie. La jeune femme est en ef­fet la fille aî­née du duc Phi­lippe de Wur­tem­berg et de son épouse, la du­chesse Ma­rieCa­ro­line de Ba­vière. Par sa grand-mère pa­ter­nelle, la prin­cesse Diane de France, du­chesse de Wur­tem­berg, elle est aus­si l’ar­rière-pe­tite-fille des dé­funts Comte et Com­tesse de Pa­ris, l’une des pre­mières par­mi leurs ar­rière-pe­tits-en­fants à se ma­rier. Le pre­mier acte de cette union royale, la cé­ré­mo­nie ci­vile, s’est dé­rou­lé au châ­teau d’Alt­shau­sen, en Souabe, ré­si­dence de ses grands-pa­rents pa­ter­nels. Avec sa vi­va­ci­té ha­bi­tuelle, la du­chesse de Wur­tem­berg a ac­cep­té de nous ra­con­ter cette jo­lie jour­née en fa­mille. Après la mort dans un tra­gique ac­ci­dent du duc hé­ri­tier Fré­dé­ric, le 9 mai der­nier, l’an­née 2018 de la mai­son royale de Wur­tem­berg se pour­suit dans la joie avec le ma­riage de So­phie.

P.D.V. : Ma­dame, le ma­riage ci­vil de votre pe­tite-fille ne s’est pas dé­rou­lé à la mai­rie de Alt­shau­sen, mais dans l’un des sa­lons du châ­teau…

DU­CHESSE DE WUR­TEM­BERG : C’est une tra­di­tion fa­mi­liale et un mo­ment émou­vant. Sur­tout pour moi, car la cé­ré­mo­nie s’est dé­rou­lée au même en­droit et de la même ma­nière que mon ma­riage ci­vil avec le duc de Wur­tem­berg en 1960. Deux de nos fils, Fré­dé­ric et Phi­lippe, se sont aus­si ma­riés ci­vi­le­ment dans ce châ­teau. Le ma­riage a dé­bu­té à onze heures dans le sa­lon Jaune, qui est l’une des pièces des ap­par­te­ments d’ap­pa­rat du lieu. Les fu­turs ma­riés étaient as­sis l’un à cô­té de l’autre sur un ca­na­pé, de­vant le maire d’Alt­shau­sen. Nous, les pa­rents et les grands-pa­rents, étions as­sis der­rière eux. Tous nos autres en­fants et pe­tits-en­fants étaient pré­sents, avec bien sûr les frères et soeurs de Maxi­mi­lien et sa grand-mère ma­ter­nelle. Nous étions soixante-deux. À part ce dé­tail, ce­la s’est dé­rou­lé comme un ma­riage ci­vil clas­sique avec les re­com­man­da­tions lé­gales du maire, les échanges de consen­te­ments et la re­mise des nou­veaux pas­se­ports à la fin. So­phie a si­gné le sien de son nou­veau nom.

La ma­riée était par­ti­cu­liè­re­ment jo­lie avec cette cou­ronne de fleurs dans les che­veux.

Oui, elle était vrai­ment ra­vis­sante. C’est Jean-Luc Mi­net­ti, de chez Alexandre de Pa­ris, qui a eu cette idée. Il a d’ailleurs coif­fé plu­sieurs des dames qui étaient pré­sentes, no­tam­ment ma belle-fille, la mère de la ma­riée, et moi-même. Il est pré­sent lors de tous nos ma­riages. Avant lui, bien sûr, c’était mon­sieur Alexandre qui m’a coif­fée pour mon ma­riage en 1960.

Pou­vez-vous nous par­ler de la bague de fian­çailles de votre pe­tite-fille ?

C’est un sa­phir en­tou­ré de dia­mants. Elle a re­çu un autre bi­jou, le duc et moi-même lui avons of­fert un col­lier à trois de rangs de perles avec une pierre du Bré­sil en mo­tif cen­tral. Elle en vou­lait un de­puis long­temps et nous étions ra­vis de le lui of­frir. Elle le por­tait le jour de son ma­riage.

Com­ment s’est pas­sé le reste de la jour­née ?

Après la cé­ré­mo­nie, il y a eu un cock­tail avec du cham­pagne. Le soir, nous avons re­çu tout le monde pour un dî­ner ha­billé en smo­kings et robes longues. Nous étions de nou­veau soixante-deux, as­sis au­tour de deux tables dans la grande salle à man­ger du châ­teau. Comme mon fils Phi­lippe, le père de la ma­riée, me l’a fait re­mar­quer le chiffre était idéal. Nous avons eu le temps de par­ler les uns avec les autres. C’était une soi­rée très agréable. Phi­lippe m’avait de­man­dé de faire ser­vir le dî­ner à l’as­siette pour qu’il ne soit pas trop long. C’était une bonne idée. Je suis comme lui, je n’aime pas pas­ser des heures à table. La soi­rée s’est ter­mi­née vers une heure du ma­tin. Tous sont re­par­tis le len­de­main ? Oui, mais plu­tôt dans l’après-mi­di. J’avais in­vi­té tout le monde pour un brunch au châ­teau. Nous étions en­core une bonne tren­taine. Les der­niers sont par­tis vers 15 heures et le duc et moi-même avons pas­sé le reste de l’après-mi­di tran­quille­ment au châ­teau. Il y a un dé­tail que je tiens à men­tion­ner. Notre an­cien maître d’hô­tel, Car­li, était ve­nu spé­cia­le­ment pour cette jour­née. Il a pas­sé plus de qua­rante ans avec nous et nous avons fê­té son dé­part à la re­traite, il y a dé­jà plu­sieurs an­nées. Il re­prend tou­jours du ser­vice pour les grands évé­ne­ments de la fa­mille. Et il était tout content de re­voir les en­fants qu’il a connus tout jeunes et qu’il em­brasse sur les deux joues. Je crois que la pre­mière fête fa­mi­liale à la­quelle il a as­sis­té était le bap­tême de Fleur en 1977.

Le ma­riage re­li­gieux se dé­rou­le­ra le 20 oc­tobre, mais cette fois ce se­ra en Ba­vière, au bord du lac de Starn­berg ?

Oui, et ce se­ra plus calme pour nous, puis­qu’il au­ra lieu au châ­teau de Te­gern­see, chez les pa­rents de ma belle-fille, le duc et la du­chesse en Ba­vière. Nous as­sis­te­rons au ma­riage à l’église et nous re­par­ti­rons un peu après. Tout le monde m’a de­man­dé de res­ter pour la soi­rée, mais je ne le sou­haite pas. Ce genre d’évé­ne­ment fa­tigue le duc. En fait, c’est le bruit qui le gêne. Il y a trop de monde. Et tout le monde parle en même temps. Je pré­fère ren­trer à Alt­shau­sen tran­quille­ment avec lui. Nous n’as­sis­te­rons pas au dî­ner le soir, ni au bal. Mais j’au­rai quand même une très jo­lie robe et un cha­peau. Pas trop grand, parce que lorsque vous de­vez em­bras­ser des cen­taines de per­sonnes, ce n’est pas très pra­tique d’avoir un im­mense cha­peau.

Le ma­riage re­li­gieux au­ra lieu le 20 oc­tobre au châ­teau de Te­gern­see.

La du­chesse So­phie de Wur­tem­berg et le comte Maxi­mi­lien d’An­di­gné, lors de leur ma­riage au châ­teau d’Alt­shau­sen. La du­chesse So­phie porte une robe vin­tage qui a ap­par­te­nu à sa grand-mère ma­ter­nelle, la du­chesse en Ba­vière.

La du­chesse de Wur­tem­berg, née prin­cesse Diane de France, nous ra­conte le ma­riage de sa pe­tite-fille, So­phie.

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