Joy de Dior

Un sen­ti­ment d’al­lé­gresse

Point de Vue - - Sommaire - Par El­sa Wo­lins­ki

Joy comme joie. Un mot an­glais, court et simple, qui se pro­nonce ai­sé­ment dans toutes les langues et qui évoque la bien­veillance et la gaie­té. En ce dé­but d’au­tomne, quoi de plus ins­pi­rant et écla­tant que le bon­heur ? Mais com­ment dé­fi­nir cette sen­sa­tion et com­ment en faire un par­fum, un sillage qui la tra­duise en notes, en fleurs, en ac­cords ? « C’est vrai nous avons eu l’am­bi­tion folle de faire de cette joie un par­fum et ce fut une source d’ins­pi­ra­tion im­mé­diate », confie Fran­çois De­ma­chy. « Une pres­sion par­ti­cu­lière aus­si », avoue en­core le par­fu­meur créa­teur de la mai­son. « Après des an­nées de né­go­cia­tions, Dior a réus­si à convaincre la griffe Jean Pa­tou de lui cé­der Joy, la fra­grance my­thique et si convoi­tée. Un mo­nu­ment de la par­fu­me­rie fran­çaise. J’ai donc vou­lu créer quelque chose de re­con­nais­sable, mais in­édit. » Pour ce faire, De­ma­chy a tra­vaillé au­tour de la lu­mière : « In­dis­so­ciable de la joie pour le Mé­di­ter­ra­néen que je suis. Si nous par­lions mu­sique, je di­rais que j’ai com­po­sé une har­mo­nie plus qu’une sym­pho­nie. Et si nous par­lions pein­ture, mon tra­vail s’ap­pa­ren­te­rait au poin­tillisme, comme une suc­ces­sion de touches de cou­leur. » Le sillage est at­trayant grâce à la si­gna­ture des muscs blancs qui évoquent la dou­ceur d’une ca­resse. Les notes de san­tal, elles, onc­tueuses comme un lait chaud, sont ras­su­rantes. En tête, on dis­tingue à peine la ber­ga­mote et la man­da­rine de Si­cile qui sus­citent une at­ti­rance im­mé­diate. Pour in­car­ner ce par­fum, il fal­lait une muse tout aus­si sin­gu­lière, Jen­ni­fer La­wrence. De la nou­velle es­sence, l’ac­trice hors norme à la beau­té ex­plo­sive, dit : « La joie ? C’est moi. Je suis ça. C’est mon par­fum. »

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