EXé­CU­TION D’UN AACCCCUUSSéé DD’’UUNN HOR

La pen­dai­son de l’agent Ro­bert­son

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Ce n’est pas chose cou­rante mais ce­la existe, ce­la fait main­te­nant un mois qu’un po­li­cier écos­sais ac­cu­sé de meurtres se trouve dans la cel­lule des condam­nés à mort. Il oc­cupe son temps à l’aide de mots croi­sés en at­ten­dant son exé­cu­tion. “Big Ron­nie”, c’est le nom que lui donnent ses col­lègues à Glas­gow. Il est ma­rié et a deux char­mants en­fants. C’est un bel homme, avec beau­coup de charme ce qui lui vaut la ré­pu­ta­tion d’être un homme à femmes, re­nom­mée confir­mée par les quelques af­faires de coeur que ses col­lègues ont dû ré­gler pour lui pour que tout ce­la ne se sache pas au­près de sa femme. Ce­la pré­serve éga­le­ment son hon­neur vis-àvis de ses su­pé­rieurs. “Big Ron­nie” vit bien au des­sus de ses moyens, il pos­sède une su­perbe voi­ture, une belle Aus­tin. Ses ca­ma­rades pensent qu’il a ga­gné au Lo­to, mais ce­lui-ci ex­plique qu’un ami lui de­vait quelques fa­veurs et lui avait don­né le vé­hi­cule. Au com­mis­sa­riat tout le monde ac­cepte cette ver­sion même si le mot fa­veur pour un po­li­cier laisse ima­gi­ner autre chose… Ses états de ser­vice sont exem­plaires, ja­mais une ba­vure, et il re­çoit même deux no­mi­na­tions pour bons et loyaux ser­vices. Sa femme pour­tant ra­conte que tout n’est pas rose à la mai­son, elle se plaint de plus en plus au­près de ses amies du com­por­te­ment in­quié­tant de son ma­ri. Il s’énerve vite, La po­lice dé­couvre dans la ma­ti­née du 28 juillet, le corps d’une femme sur la route à Glas­gow. A pre­mière vue, la po­si­tion du corps fait pen­ser à un ac­ci­dent de la route, mais en re­gar­dant de plus près le corps, la po­lice ne com­prend pas ce qui s’est pas­sé, la vic­time n’a pas été per­cu­tée par une voi­ture, il n’y a pas de dé­bris de vé­hi­cule, pas de phares bri­sés, et deux traces de dé­ra­pages qui ne cor­res­pondent à rien. Il semble que ce­lui qui a cau­sé l’ac­ci­dent soit re­ve­nu en ar­rière pour s’as­su­rer que la femme est bien morte, en rou­lant sur le corps. “Elle a les pires bles­sures que j’ai ja­mais vues “dit un po­li­cier pré­sent sur la scène. Le sang sé­ché re­couvre sa che­ve­lure lui don­nant une teinte rou­geâtre mé­lan­gée à de la boue, sa mâ­choire est broyée, ses chaus­sures se trouvent à plu­sieurs mètres de là, et le plus hor­rible, c’est que sous son man­teau re­cou­vert de sang et d’es­sence on a l’im­pres­sion que le corps n’est pas en­tier, qu’il est mu­ti­lé. Mais qui est-elle ? Qui est le conduc­teur ? Pour­quoi cet hor­rible car­nage ? “Im­mé­dia­te­ment la po­lice lance des re­cherches pour re­trou­ver le conduc­teur qui a pro­vo­qué cet ac­ci­dent mor­tel de la rue Pros­pec­thill” Si­mul­ta­né­ment des mes­sages sont lan­cés à tra­vers le pays par la presse écrite et sur toutes les ra­dios pour dé­cou­vrir l’iden­ti­té de la vic­time, et pour re­cueillir des té­moi­gnages éven­tuels sur ce qui s’est pas­sé. Très ra­pi­de­ment une jeune femme se pré­sente aux en­quê­teurs pour dire qu’elle est in­quiète car la ma­man du jeune bé­bé qu’elle avait à gar­der hier soir n’est pas ve­nue le cher­cher et elle se de­mande s’il ne pou­vait pas s’agir de la même per­sonne. La po­lice dé­cide de lui mon­trer le corps de l’in­con­nue et l’em­mène à la morgue. La ba­by sit­ter confirme que cette per­sonne, la vic­time de l’ac­ci­dent de la rue Pros­pec­thill est bien la ma­man du jeune en­fant et qu’il s’agit de Ca­the­rine McC­lus­key. Ef­fon­drée la ba­by sit­ter de­mande qui va s’oc­cu­per des en­fants car en plus du pe­tit qu’elle a chez elle, il y en a un deuxième un peu plus âgé qui doit être chez lui tout seul. Les po­li­ciers rassurent la ba­by sit­ter en di­sant qu’elle va s’oc­cu­per des en­fants en at­ten­dant que la famille se ma­ni­feste. C’est alors que la jeune femme pré­cise que Ca­thy n’était pas ma­riée. Et que le père des en­fants se­rait lui-même po­li­cier. Il rac­com­pa­gnait par­fois Ca­the­rine chez elle, le soir.

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