TROP­TROP D’EXHIBITIOND’EXHIBITION

Sur in­ter­net Une “Por­no” Star As­sas­si­née dans sa chambre d’hô­tel

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ne veut pas co­opé­rer”, dit le por­te­pa­role de la po­lice. La dé­cou­verte du corps d’Emi­ly, à peu près à 80 ki­lo­mètres d’El Do­ra­do, laisse des traces in­dé­lé­biles dans les sou­ve­nirs de ses amis et de sa famille. “Elle était pro­ba­ble­ment la fille la plus in­dé­pen­dante que je connaisse”, dit Nik­ki Wat­son, un ami proche, “Elle avait dé­ci­dé de réus­sir sa vie, seule, sans l’aide de per­sonnes ». Un ex-pe­tit ami d’Emi­ly, Mi­chael McAl­lis­ter, 20 ans, ra­conte leur re­la­tion lors­qu’elle avait 17 ans . “Ces mo­ments étaient les plus beaux de toute ma vie, et j’es­père qu’il en a été de même pour elle”. Il laide du­rant ses an­nées de ly­cée pour qu’elle réus­sisse, et en re­tour elle l’en­cou­tage à pour­suivre ses études. Elle adore la danse, la mu­sique hip-hop. “Elle vou­lait dan­ser dans les clips vi­déos mu­si­caux pour les grands groupes. C’est pour ça qu’elle s’ex­po­sait sur in­ter­net... Beau­coup trop d’ exhibition...”, dit McAl­lis­ter. Ils se sé­parent en 2007, lors­qu’Emi­ly com­mence à po­ser nue sur in­ter­net. Nik­ki Wat­son dit que le suc­cès du site d’Emi­ly

Emi­ly San­der, étu­diante, pen­dant les séances de pose des­ti­nées à être vues sur son

site In­ter­net ZoeyZane.com bou­le­verse tous ses amis. “Elle n’en a ja­mais par­lé comme d’un site por­no­gra­phique pro­fes­sion­nel, di­til, elle di­sait que ce n’était qu’un site per­son­nel”.

Une fille qui s’ex­pose nue sur in­ter­net ne se doute-t-elle pas que des mil­lions de per­sonnes vont dé­fi­ler sur son site?

La po­lice in­siste sur le fait que la dis­pa­ri­tion d’Emi­ly n’a rien à voir avec ses ac­ti­vi­tés sur in­ter­net. “Ses ac­ti­vi­tés sur in­ter­net ont lit­té­ra­le­ment pa­ra­ly­sé notre en­quête” dit le Chef de la po­lice de Kan­sas Ci­ty, Tom Bo­ren. « Nous avons une fille d’une bonne famille, qui ap­par­tient à une toute pe­tite com­mu­nau­té ru­rale et qui s’ex­pose sur in­ter­net pour de l’ar­gent. Evi­dem­ment elle se doute pas que des mil­lions de per­sonnes vont al­ler l’épier sur son site ». Son corps est en­fin re­trou­vé sur le bas co­té de toute 54, route qu’au­rait pu em­prun­ter Mi­reles dans sa fuite pour ré­cu­pé­rer sa pe­tite-amie à Bax­ter Springs. Is­rael Mi­reles est in­cul­pé pour en­lè­ve­ment, so­do­mie, et meurtre sur la per­sonne d’Emi­ly San­der. Les fu­né­railles d’Emi­ly ont lieu le 6 dé­cembre 2007, et 13 jours plus tard, Is­rael Mi­reles est ar­rê­té à Mel­chor Muz­quiz, au Mexique. Il est in­cul­pé pour en­lè­ve­ment, so­do­mie, et meurtre sur la per­sonne d’Emi­ly San­der. Une longue pé­riode de né­go­cia­tion s’en­suit entre les au­to­ri­tés mexi­caines et amé­ri­caines, pour l’ex­tra­di­tion d’Is­raël Mi­reles. Les Amé­ri­cains doivent s’as­su­rer qu’il ne se­ra pas exé­cu­té. Mi­reles ne se­ra pas au­to­ri­sé à être ex­tra­dé vers les Etats-Unis avant juin 2009, mais c’est le 12 fé­vrier 2010 que ce­lui-ci fou­le­ra le sol amé­ri­cain, pour son pro­cès. Son avo­cat clame son in­no­cence et pré­cise que c’est un autre homme qui a tué Emi­ly, après un deal de drogues qui s’est très mal pas­sé. Pour le pro­cu­reur gé­né­ral, Emi­ly a été poi­gnar­dée, puis étran­glée par un fil de té­lé­phone. “Ce se­rait nier l’évi­dence, de pen­ser qu’elle n’a pas été as­sas­si­née. Re­gar­dez les marques sur son vi­sage, sur son cou, et re­gar­dez plus pré­ci­sé­ment près de sa taille, où l’on peut y voir les 2 deux coups de poi­gnard”. L’avo­cat conti­nue sa plai­doi­rie en ex­pli­quant com­ment Mi­reles se

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