DE L’EST PA­RI­SIEN

Police Magazine - - Guy Georges -

l’ar­gent dans le por­te­feuille de sa mère adop­tive, de­vient de plus en plus violent et ne par­vient pas à s’in­té­grer au Col­lège. On dé­couvre qu’il souffre de bou­li­mie.

A L’ADO­LES­CENCE IL TENTE D’ETRANGLER DEUX DE SES SOEURS AVEC UNE BARRE DE FER.

A 14 ans, en no­vembre 1976, il tente d’étran­gler par sur­prise l’une de ses soeurs adop­tives, Ro­se­lyne, at­tar­dée men­tale, mais elle par­vient à le faire fuir. Le 31 mars 1978, il tente d’étran­gler une autre de ses soeurs, Ch­ris­tiane, avec une

IL PREND PLAI­SIR À FAIRE PEUR AU PER­SON­NEL FEMININ DU FOYER D’AC­CUEIL.

Le 31 mars 1978, il a alors 15 ans, la DDASS le place dans un foyer spé­cia­li­sé. Du­rant son sé­jour qui va du­rer 10 mois, il se montre ai­mable, sans agres­si­vi­té en­vers les autres pen­sion­naires, des pau­més, des ex­clus, comme lui. Par la suite, il re­cher­che­ra tou­jours leur com­pa­gnie. Par contre, il passe son temps à faire peur au per­son­nel fé­mi­nin du centre, avec un plai­sir qua­si ma­la­dif. Lors­qu’il re­vint pas­ser les week-ends chez les Mo­rin, on

Les gen­darmes le re­trouvent moins de trois heures plus tard. Guy Georges passe une se­maine en pri­son. Sa famille d’adop­tion le re­jette de plus en plus, et lui de­mande, fi­na­le­ment, de ne plus re­ve­nir.

VIOLEE DANS L’AS­CEN­CEUR, IL FRAPPE JO­CE­LYNE AU VI­SAGE ET VOLE SON SAC.

Guy Georges, ef­fon­dré, se met à boire. En­core mi­neur, il ac­cu­mule les pe­tits dé­lits: vol à l’éta­lage, vol de mo­to, vol à la rou­lotte… Lors­qu’il est ar­rê­té, il porte tou­jours sur lui un poi­gnard, une paire de ci­seaux ou un

IL VIT DE RA­PINES ET SE LIVRE À LA PROS­TI­TU­TION HO­MO­SEXUELLE.

Les re­cherches ne donnent rien et Guy Georges re­gagne tran­quille­ment le foyer. 10 jours plus tard, le 15 mai, à An­gers, il agresse Ro­se­lyne C., 33 ans, dans l’as­cen­seur. Il la me­nace de son cou­teau et lui vole son sac. Mais Ro­se­lyne se dé­bat et Guy Georges, sans hé­si­ta­tion lui plante son cou­teau dans la joue. Elle se met à hur­ler et s’en­fuit. Guy Georges est re­con­nu par un té­moin et, le 17 mai, ar­rê­té à la gare d’An­gers, alors qu’il boit avec des

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