Vic­tor Pol­ster

En fille pri­son­nière d’un corps de gar­çon et dé­ter­mi­née à de­ve­nir bal­le­rine dans Girl de Lu­kas Dhont, le jeune Belge Vic­tor Pol­ster a ébloui le der­nier Fes­ti­val de Cannes.

Première - - SOMMAIRE - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR CH­RIS­TOPHE NAR­BONNE u PHO­TO JU­LIEN LIENARD

« Je n’avais ja­mais pris de cours de théâtre »

Dan­seur de­puis ses 9 ans, Vic­tor Pol­ster est en fin de cur­sus spé­cia­li­sé (il lui reste deux ans) pour de­ve­nir pro­fes­sion­nel. Le ci­né­ma était loin de lui. « Un cas­ting a eu lieu dans mon école. Comme mes ca­ma­rades, je pen­sais que c’était pour faire de la fi­gu­ra­tion dans la classe du film. Puis, on m’a pro­po­sé une au­di­tion pour le rôle prin­ci­pal. Un choc. »

« La vraie La­ra est une hé­roïne »

Jouer une ado­les­cente en tran­si­tion quand on est un gar­çon semble re­le­ver de l’ex­ploit, sur­tout pour un dé­bu­tant. « Je n’ai ja­mais été écra­sé par le rôle qui s’ins­pire d’une per­sonne, ac­tuel­le­ment dan­seuse à Londres. Je te­nais ab­so­lu­ment à rendre jus­tice à son com­bat pour son iden­ti­té et son in­té­gri­té. » Il a été sou­te­nu par le réa­li­sa­teur et par son par­te­naire, Arieh Wor­thal­ter (le père), « quel­qu’un qui prend soin des autres ».

« J’ai dû ap­prendre les pointes en trois mois »

« Ça fait vrai­ment mal », dit-il en sou­riant. « Il n’y avait pas be­soin de beau­coup de ma­quillage pour mon­trer l’état des pieds du per­son­nage... Je ne jouais pas vrai­ment non plus la fa­tigue émo­tion­nelle de La­ra, je la vi­vais réel­le­ment. Après le tour­nage, j’ai lais­sé tout ça der­rière moi. Comme si je sor­tais d’une bulle. »

GIRL

De Lu­kas Dhont • Avec Vic­tor Pol­ster, Arieh Wor­thal­ter, Va­len­ti­jn Dhae­nens... • Du­rée

1 h 45 • Sor­tie 10 oc­tobre • Cri­tique page 104

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