Pour­quoi consul­ter un sexo­logue

Psychologies - - LA UNE - En fé­vrier der­nier, Ca­the­rine Blanc,

LE TCHAT

psy­cha­na­lyste et sexo­thé­ra­peute, était notre in­vi­tée sur Psy­cho­lo­gies.com. Pro­blèmes fonc­tion­nels, dif­fi­cul­tés re­la­tion­nelles… Au cours d’un tchat en di­rect, elle a ré­pon­du à de nom­breuses in­ter­ro­ga­tions d’in­ter­nautes. Nous pu­blions les meilleurs mo­ments de cet échange.

CA­THE­RINE BLANC : Bon­jour à toutes et à tous. Mes pe­tits doigts sont sur mon cla­vier, me voi­là prête à ré­pondre à vos ques­tions…

GABRIELLE : Faut-il que le sexo­logue soit psy­cho­logue ou mé­de­cin ?

C.B. : Votre ques­tion est très in­té­res­sante car, en ef­fet, le titre de sexo­logue prête par­fois à confu­sion. Cer­tains sont mé­de­cins, of­frant la pos­si­bi­li­té d’exa­mens ou de pres­crip­tions mé­di­cales ; d’autres ( psy­cho­logues, psy­cha­na­lystes) pro­posent une com­pré­hen­sion psy­chique de la pro­blé­ma­tique. Les psy­chiatres, eux, peuvent pro­po­ser l’une ou l’autre de ces ré­ponses. C’est donc bien le su­jet de votre pré­oc­cu­pa­tion qui dé­ter­mine le spé­cia­liste à consul­ter. Ce­la étant, ce­lui ou celle que vous se­riez ame­née à consul­ter ne man­que­rait pas, le cas échéant, de vous ré­ai­guiller vers qui de droit…

DANA : Bon­jour, de­puis un peu plus d’un an, j’ai des dou­leurs au mo­ment de l’or­gasme. Pour­quoi ? Mer­ci.

C.B. : La première des choses à faire est de vé­ri­fier au­près de votre gy­né­co­logue que vous ne souf­frez pas d’en­do­mé­triose par exemple, que la ten­sion qu’im­plique l’or­gasme exa­cer­be­rait. Cette hy­po­thèse écar­tée, il fau­drait alors vous pen­cher sur la com­pré­hen­sion que vous avez de l’or­gasme, de son be­soin ou de la crainte de le res­sen­tir, de ce qui se joue de­puis un an (contrai­re­ment au pas­sé ?) avec votre ou vos par­te­naires, pour com­prendre ce qui fait que l’or­gasme est dou­lou­reux ou per­çu comme tel.

LAURIANE : Bon­jour, il y a un an, j’ai su­bi une hys­té­rec­to­mie après un ac­cou­che­ment com­pli­qué. De­puis, ma li­bi­do est en chute libre. Est-ce que les consul­ta­tions peuvent m’ai­der ?

C.B. : Deux types de consul­ta­tions sont en ef­fet à en­vi­sa­ger pour votre mieux-être. Une première, mé­di­cale, pour vous ai­der à re­cou­vrer votre équi­libre hor­mo­nal et éner­gé­tique, consi­dé­ra­ble­ment mis à mal par cette in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale. Une deuxième, psy­cho­lo­gique, pour faire pai­si­ble­ment le deuil de cet uté­rus, com­prendre ce qui s’est joué in­cons­ciem­ment pour vous, le re­gard que vous po­siez et po­sez au­jourd’hui sur votre fé­mi­ni­té, le sens à don­ner à la sexua­li­té sor­tie du contexte de pro­créa­tion… Des ques­tions pré­cieuses pour vous ou­vrir d’autres portes, non moins puis­sam­ment fé­mi­nines et éro­tiques.

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