OB­JEC­TIF RÉ­SEAU

Après des mois de re­cherche, vous ve­nez de re­trou­ver un em­ploi. Pour au­tant, pas ques­tion d’ar­rê­ter de nour­rir votre ré­seau au risque de perdre des contacts qui pour­raient être pré­cieux pour l’ave­nir.

Rebondir - - AU SUMMARIO - Marie ROQUES

Con­ti­nuez à tra­vailler vos contacts, même en poste !

Lorsque l’on vient de re­trou­ver un em­ploi, la ten­ta­tion de lais­ser son ré­seau de cô­té est grande. Nou­velle mis­sion, nou­veaux col­lègues, vous vous fo­ca­li­sez sur un ob­jec­tif : faire de votre mieux dans le cadre de votre tra­vail. Pour au­tant, il est im­por­tant de conti­nuer à tra­vailler votre ré­seau. “Il s’agit d’un conti­nuum quelle que soit la si­tua­tion du

sa­la­rié, confirme Alain Bo­set­ti, en­tre­pre­neur et pré­sident du groupe En per­sonne. Le ré­seau, il ne s’use que si on ne s’en sert pas et quand on s’en sert, il fruc­ti­fie.”

DON­NER AVANT DE RE­CE­VOIR

Évi­dem­ment, les ap­proches sont dif­fé­rentes se­lon les si­tua­tions. Lors­qu’on est en poste, on ne voit pas for­cé­ment l’in­té­rêt de ré­seau, pour­tant les contacts sont tou­jours très utiles, ils per­mettent de ga­gner du temps, d’at­teindre des ob­jec­tifs plus vite ou en­core d’ac­cé­der à un client plus ra­pi­de­ment. “En tant que sa­la­rié, il ne faut pas ou­blier que de­main, vous pour­riez avoir un autre pro­jet, illustre Alain Bo­set­ti. La rou­tine est le pire en­ne­mi. Il ne faut pas se conten­ter de contacts té­lé­pho­niques avec les par­te­naires et four­nis­seurs, mais conti­nuer à al­ler à leur ren­contre.” L’ex­pert en net­wor­king rap­pelle éga­le­ment qu’il est es­sen­tiel de conti­nuer à soi­gner sa pré­sence sur les ré­seaux so­ciaux pro­fes­sion­nels. “Quand vous de­ve­nez axé sur le ré­seau, une pa­lette in­croyable d’ou­tils

s’offre à vous, ajoute Alain Bo­set­ti. Ils vous per­met­tront d’in­ten­si­fier les contacts, d’en ré­ac­ti­ver d’an­ciens. Sans ou­blier que la règle de base est de don­ner avant de re­ce­voir.”

ENTRE TREM­PLIN ET AIR-BAG

“Tra­vailler son ré­seau quand tout va bien peut être un vé­ri­table trem­plin.”

Le ré­seau est un dis­po­si­tif ac­tif qui im­plique de faire de la mise en re­la­tion, de par­ta­ger de la connais­sance, soit avec une per­sonne soit avec une com­mu­nau­té, dans un contexte pro­fes­sion­nel mais éga­le­ment en de­hors. “Pour ré­su­mer, tra­vailler son ré­seau quand tout va bien, c’est-à-dire quand on est en poste, peut être un vé­ri­table trem­plin, mais aus­si un air-bag quand le temps se gâte, par exemple quand les ru­meurs de ra­chat de votre en­tre­prise se dis­sé­minent un peu par­tout.” Or, quand vous sen­tez le vent tour­ner et que vous vous rap­pro­chez su­bi­te­ment de vos contacts, ils vous voient ar­ri­ver avec vos gros sa­bots. C’est pour cette rai­son qu’il faut sans cesse es­sayer de sor­tir de sa zone de confort, chan­ger ré­gu­liè­re­ment de groupes pour dé­jeu­ner et aus­si, lais­ser faire le ha­sard. “Si vous avez connais­sance d’une réunion qui ne vous concerne pas di­rec­te­ment mais dont le thème vous in­té­resse, al­lez-y. Ce­la vous per­met­tra sans au­cun doute de ren­con­trer de nou­velles per­sonnes au sein même de votre en­tre­prise,” conclut Alain Bo­set­ti.

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