QUES­TION D’ACTU

“Du 1er juillet au 31 août il ne se passe plus rien”, en­tend-on sou­vent dire à pro­pos du mar­ché de l’em­ploi. Et pour­tant, il sem­ble­rait qu’il ne s’agisse ici que d’idées re­çues. Ques­tions à Ber­trand Le Fi­cher, di­rec­teur de prac­tice d’Oa­sys, ca­bi­net spé­cia

Rebondir - - AU SUMMARIO - Pro­pos recueillis par Ju­lie TADDUNI

Et si l’été était la bonne pé­riode pour pos­tu­ler ?

En quoi l’été peut être pro­pice à une re­cherche d’em­ploi ou un re­po­si­tion­ne­ment pro­fes­sion­nel ?

Con­trai­re­ment aux idées re­çues, l’été et sur­tout le mois de juillet, est très ac­tif. Les gens sont là, et ils sont plus dis­po­nibles que le reste de l’an­née, c’est donc le bon mo­ment pour leur pro­po­ser de les ren­con­trer. L’ac­ti­vi­té éco­no­mique ne s’ar­rête pas fin juin. D’au­tant plus qu’entre le pre­mier contact avec une en­tre­prise et une prise de poste, il s’écoule en moyenne quatre à cinq mois. Ain­si, les en­tre­prises qui ont pré­vu des re­cru­te­ments opé­ra­tion­nels à l’au­tomne s’y pren­dront cet été. La pé­riode es­ti­vale est aus­si pro­pice à la ré­flexion, au bi­lan sur soi car il y a moins de stress et de pres­sion. C’est donc le bon mo­ment pour ré­seau­ter, se res­sour­cer et pos­tu­ler. Le seul ra­len­tis­se­ment en la ma­tière a lieu la pre­mière quin­zaine d’août.

Quels con­seils don­ne­riez-vous à une per­sonne qui sou­haite dé­cro­cher un job pro­chai­ne­ment ?

Consi­dé­rez juillet comme un mois riche en po­ten­tiel et en dis­po­ni­bi­li­té. À ceux qui ré­flé­chissent, je re­com­mande de pro­fi­ter de l’été pour prendre un peu de re­cul, se fixer un cap au ni­veau pro­fes­sion­nel, de se de­man­der ce qu’ils aiment vrai­ment faire. Il ne faut pas ou­blier ceux qui veulent créer leur en­tre­prise. Ils peuvent en pro­fi­ter pour ef­fec­tuer leurs démarches, il y au­ra moins d’at­tente dans les ad­mi­nis­tra­tions.

Des sec­teurs sont-ils da­van­tage concer­nés que d’autres ?

L’hô­tel­le­rie res­tau­ra­tion est évi­dem­ment pro­pice à l’ac­tion l’été ! Les mé­dias quant à eux sont un peu plus au ra­len­ti jus­qu’à la fin du mois d’août. Cer­tains sec­teurs fonc­tionnent par sai­son­na­li­té et il y en a pour qui l’été sert à pré­pa­rer la ren­trée, comme la mode par exemple. Mais glo­ba­le­ment la sai­son­na­li­té im­pacte moins les pro­fes­sion­nels qu’au­tre­fois, no­tam­ment grâce aux avan­cées tech­no­lo­giques.

Ber­trand Le Fi­cher, di­rec­teur de prac­tice d’Oa­sys.

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