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Jean-Marc Le Duc : de com­mer­cial à jar­di­nier

Après avoir tra­vaillé en tant que com­mer­cial pen­dant plus de vingt ans, Jean-Marc Le Duc a vou­lu faire de sa pas­sion pour le jar­di­nage un mé­tier à plein temps. De­puis le mois d’avril, il a re­joint une en­seigne spé­cia­li­sée et pro­pose dé­sor­mais ses pres­ta­tions dans la ré­gion de Mor­laix (Fi­nis­tère). Un chan­ge­ment de mé­tier qui lui cor­res­pond da­van­tage, no­tam­ment grâce aux re­la­tions hu­maines qu’il crée avec ses clients. Por­trait.

Ê

tre au contact de la na­ture et tra­vailler au rythme des sai­sons. Voi­là ce que sou­hai­tait Jean-Marc Le Duc en aban­don­nant son poste de com­mer­cial dans l’évé­ne­men­tiel. “Quand j’ai re­joint l’en­tre­prise, c’était une struc­ture fa­mi­liale qui or­ga­ni­sait des sa­lons. J’avais la res­pon­sa­bi­li­té de dé­ve­lop­per ceux liés au vin et à la gas­tro­no­mie”, se rap­pelle Jean-Marc Le Duc. Pen­dant quinze ans, le com­mer­cial s’épa­nouit dans ce mé­tier et parvient à créer et à dé­ve­lop­per une ving­taine de sa­lons sur ces thématiques à tra­vers toute la France. “Nous avions des évé­ne­ments en

Nor­man­die, à Biar­ritz, à Metz…”, pré­cise-t-il. En 2006, la so­cié­té fa­mi­liale est ra­che­tée par GL Events, l’un des poids lourds sur le mar­ché de l’or­ga­ni­sa­tion de sa­lons et autres évé­ne­ments spor­tifs, cultu­rels et po­li­tiques (l’en­tre­prise est au­jourd’hui soup­çon­née de fa­vo­ri­tisme en­vers Em­ma­nuel Ma­cron lors de la cam­pagne pré­si­den­tielle de 2017, Ndlr.) Pour JeanMarc Le Duc, ce ra­chat im­pulse la vo­lon­té de par­tir et de changer de mé­tier. “Mais j’ai mis du temps à

pas­ser le cap, in­siste Jean-Marc Le Duc. Plus les an­nées pas­saient, plus je me di­sais que je ne me voyais pas ter­mi­ner ma car­rière dans cette so­cié­té. Le stress per­ma­nent, de nom­breux dé­pla­ce­ments et une stra­té­gie com­mer­ciale qui ne me conve­nait plus ont ac­cen­tué mon en­vie de changer et de créer mon en­tre­prise.”

PLUS DE CONCRET

“Je vi­vais ma si­tua­tion da­van­tage comme une évo­lu­tion per­son­nelle qu’une simple re­con­ver­sion”

C’est fi­na­le­ment en août 2017 que Jean-Marc Le Duc com­mence à ré­flé­chir sé­rieu­se­ment à un pro­jet de

re­con­ver­sion et dé­cide de quit­ter l’en­tre­prise pour

la­quelle il tra­vaillait de­puis 2002. “D’ailleurs, je vi­vais cette si­tua­tion da­van­tage comme une évo­lu­tion per­son­nelle qu’une simple re­con­ver­sion”, in­siste le fran­chi­sé. Na­tu­rel­le­ment, Jean-Marc Le Duc se tourne vers le jar­di­nage, une pas­sion qu’il pra­tique de­puis long­temps. “J’ai tou­jours ai­mé être en contact avec la na­ture. Et j’avais be­soin de concret, confiet-il. J’étais las­sé de la ’réunio­nite’ qui n’abou­tis­sait

ja­mais à de vé­ri­tables conclu­sions.” Pour se lan­cer dans le grand bain de la créa­tion d’en­tre­prise, JeanMarc Le Duc opte pour la fran­chise avec l’en­seigne O. “Je vou­lais créer et avan­cer tout en étant ac­com2 pa­gné et pro­fi­tant de l’ex­pé­rience des autres fran­chi­sés”, pré­cise-t-il. Ins­tal­lé de­puis le mois d’avril dans la ré­gion de Mor­laix (Fi­nis­tère), Jean-Marc Le Duc a été sur­pris de la de­mande ac­crue pour les pres­ta­tions de jar­di­nage qu’il y a dans son sec­teur

géo­gra­phique. “Je sa­vais que le mar­ché exis­tait mais je ne pen­sais pas à ce point-là. Pour ré­pondre à la de­mande, je songe à me rap­pro­cher et ha­bi­ter sur ce sec­teur. Car pour le mo­ment, j’ha­bite à vingt-cinq mi­nutes et j’ef­fec­tue les tra­jets tous les jours ce qui reste du temps de per­du. Je sa­vais que je se­rais ame­né à le faire mais je ne pen­sais pas for­cé­ment aus­si vite”, in­dique le fran­chi­sé.

FA­VO­RI­SER LE LIEN HU­MAIN

Le prin­ci­pal chan­ge­ment ren­con­tré par Jean-Marc Le Duc dans sa nou­velle ac­ti­vi­té était de s’adap­ter à sa nou­velle clien­tèle. Dans son an­cien mé­tier, le fran­chi­sé était en ef­fet ha­bi­tué à échan­ger avec des par

te­naires pro­fes­sion­nels. “Dé­sor­mais, j’ai une clien­tèle de par­ti­cu­liers et ce­la me cor­res­pond bien, af­firme-t-il. Parce qu’il y a da­van­tage de contact hu­main. Puis, il faut avoir en tête que j’in­ter­viens beau­coup chez les per­sonnes âgées qui at­tendent un ser­vice mais aus­si une com­pa­gnie. Ce n’est donc pas que du bu­si­ness.” Fa­vo­ri­ser les échanges avec sa clien­tèle reste d’ailleurs l’un des prin­ci­paux dé­fis de Jean-Marc Le Duc qui ne manque pas d’idées pour faire évo­luer son en­tre­prise. “Par exemple, je vou­drais dé­ve­lop­per ce que j’ap­pelle le ’co-jar­di­nage’. C’est-à-dire pro­po­ser à mes clients d’être à mes cô­tés pour les ai­der à jar­di­ner. L’idée est créer du lien mais aus­si amé­lio­rer au maxi­mum la sa­tis­fac­tion client et ain­si fa­vo­ri­ser le bouche à oreille.” Et si son ins­tal­la­tion en tant que fran­chi­sé est en­core ré­cente, Jean-Marc Le Duc semble être to­ta­le­ment épa­noui dans son rôle de chef d’en­tre­prise. “Certes je ne compte pas mes heures. Mais au­jourd’hui, je tra­vaille avec en­vie et beau­coup d’en­thou­siasme, confie-t-il. Chaque ma­tin je me dis tou­jours la même chose : ’pour­quoi ne l’ai-je pas fait avant ?’”

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