TOUR DU MONDE

Plu­tôt tour­né vers les ser­vices et l’in­dus­trie, le coeur vert de l’Eu­rope n’en est pas moins un pays où règne une cer­taine dou­ceur de vivre.

Rebondir - - AU SOMMAIRE - Ju­lie FALCOZ

Tra­vailler en Slo­vé­nie : “Pays vert et connec­té”

Vous avez sû­re­ment vu cette image pa­ra­di­siaque d’un lac bleu, ponc­tué d’une pe­tite île au mi­lieu sur la­quelle est po­sée une église. C’est le lac de Bled. Et toutes les pho­tos de ce pays montrent des eaux trans­pa­rentes et des pay­sages ver­doyants. S’ins­tal­ler en Slo­vé­nie, c’est mi­ser sur la qua­li­té de vie. Coin­cé entre l’Ita­lie, l’Au­triche, la Hon­grie et la Croa­tie, ce pe­tit pays est membre de l’Union Eu­ro­péenne de­puis 2004, avec un peu plus de deux mil­lions d’ha­bi­tants pour 20 273 km2. Les ré­gions si­tuées à l’ouest du pays, la Slo­vé­nie oc­ci­den­tale, sont par­mi les plus dé­ve­lop­pées et prin­ci­pa­le­ment axées sur les ser­vices. Tan­dis que les ré­gions orien­tales, moins peu­plées, sont plus tour­nées vers l’in­dus­trie et l’agri­cul­ture.

VOI­TURES ET MÉ­DI­CA­MENTS

La Slo­vé­nie est connue pour son in­dus­trie au­to­mo­bile, et les en­tre­prises fran­çaises ont une forte pré­sence dans ce sec­teur. Il convient éga­le­ment de men­tion­ner l'in­dus­trie phar­ma­ceu­tique. J'ai aus­si re­mar­qué que beau­coup d'en­tre­prises sont en­ga­gées dans le do­maine de la nu­mé

ri­sa­tion”, pré­ci­sait en dé­cembre 2017, Marion Pa­ra­das, am­bas­sa­drice de France en Slo­vé­nie, au ma­ga­zine

Dé­cou­vrez la Slo­vé­nie, pu­bli­ca­tion de la Chambre de Com­merce et d’In­dus­trie de Slo­vé­nie. Dès les an­nées 80, les in­dus­tries mé­ca­niques, au­to­mo­bile no­tam­ment, et les in­dus­tries à forte va­leur ajou­tée (élec­tro­nique, phar­ma­cie et pro­duits chi­miques) se sont beau­coup dé­ve­lop­pées. Mais moins que les ser­vices qui re­pré­sentent plus de la moi­tié du PIB, grâce aux tech­no­lo­gies de l'in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC), ser­vices fi­nan­ciers et com­mer­ciaux et la dis­tri­bu­tion. Quant au tou­risme, il se pour­rait qu’il tire son épingle du jeu ces pro­chaines an­nées puisque la Slo­vé­nie ac­cueille de plus en plus de vi­si­teurs. Plus de 4,4 mil­lions en 2017. C’est d’ailleurs le pre­mier pays à être dé­cla­ré “des­ti­na­tion verte” par l’as­so­cia­tion Green Des­ti­na­tions. Le gou­ver­ne­ment veut en faire un “pays vert et connec­té”, mê­lant dé­ve­lop­pe­ment du­rable et innovation nu­mé­rique. La So­cié­té Gé­né­rale, Dé­cath­lon, So­dexo, E. Leclerc ou Sa­no­fi-Aven­tis sont quelques grands noms

d’en­tre­prises fran­çaises ins­tal­lées en Slo­vé­nie. Re­nault, le fa­bri­cant de voi­tures, a choi­si le sud-est du pays, en s’im­plan­tant à No­vo Mes­to. Son usine a ré­cem­ment fa­bri­qué sa 4 000 000e voi­ture. L’en­tre­prise em­ploie

des Fran­çais se­lon plu­sieurs contrats : “Le VIE pour les étu­diants qui veulent ac­qué­rir de l’ex­pé­rience et élar­gir leur ex­per­tise Re­nault hors de France. Les contrats d’ex­pa­triés sont plu­tôt des­ti­nés aux postes de di­rec­tion, pour ex­pé­ri­men­ter la ges­tion d'une suc­cur­sale, avant de pour­suivre leur car­rière à l’in­ter­na­tio­nal, ex­plique

Alen­ka Va­loh Po­gac­nik, DRH Re­nault Adria­tique. Et en­fin, nous of­frons éga­le­ment des em­plois en contrat lo­cal, qui doivent se confor­mer à la lé­gis­la­tion du pays. Nous re­cher­chons des connais­sances spé­ci­fiques qui ne peuvent pas être trou­vées en Slo­vé­nie et la connais­sance de la langue slo­vène”.

DOU­CEUR DE VIVRE

À titre d’exemple, le sa­laire mi­ni­mum slo­vène était de 843 eu­ros en 2018, se­lon l’Of­fice sta­tis­tique de l’Union Eu­ro­péenne. Le coût de la vie étant quand même moins éle­vé qu’en France. Cô­té langue, beau­coup de Slo­vènes parlent an­glais, voire d’autres langues étran­gères, mais mieux vaut se mettre au slo­vène pour une bonne in­té­gra­tion. À no­ter que c’est un pays sûr. Sur les fo­rums, on peut lire ici et là que la plu­part des ha­bi­tants ne ferment pas leur porte à clé. Vivre en Slo­vé­nie, c’est pou­voir skier le ma­tin et se bai­gner dans la mer Adria­tique l’après-mi­di même. Et sur­tout pro­fi­ter d’une agréable dou­ceur de vivre. “Les gens qui viennent ici pour les af­faires es­saient sou­vent de pro­lon­ger leur sé­jour. Une fois que vous y êtes, vous ne vou­lez pas re­par­tir !” conclut Alen­ka Va­loh Po­gac­nik.

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