“JE PEN­SAIS QUE CE N’ÉTAIT PAS UN MÉ­TIER POUR LES FEMMES”

MAR­LÈNE PE­TIT, SOUDEUSE CHEZ RE­NAULT

Rebondir - - UN SECTEUR À LA LOUPE -

Fille et ar­rière-pe­tite-fille de sou­deurs, Mar­lène Pe­tit met­tra pour­tant une di­zaine d’an­nées avant de s’orien­ter vers cette pro­fes­sion : “Je pen­sais que ce n’était pas un mé­tier pour les femmes, bien qu’il m’ait tou­jours at­ti­ré.” Le dé­clic : l’en­nui au tra­vail, et l’en­vie de s’ac­com­plir. Trois mois après la fin de sa for­ma­tion (CAP sou­dure TIG), elle trouve son pre­mier poste, un peu plus dif­fi­ci­le­ment que ses col­lègues mas­cu­lins, les ves­tiaires pour femmes étant obli­ga­toires mais dif­fi­ciles à ins­tal­ler en pra­tique pour les PME. Au­jourd’hui em­ployée chez Re­nault, Mar­lène Pe­tit s’en­vo­le­ra au mois d’août pour Qué­bec, où elle a dé­cro­ché un em­ploi au sein de la so­cié­té Pro­duits Mé­tal­liques Bus­sières : “Je vais sou­der sur de la grande tô­le­rie fine, ce que j’aime le plus”, se ré­jouit la jeune femme qui consi­dère son mé­tier comme un ar­ti­sa­nat “mi­nu­tieux, es­thé­tique et très évo­lu­tif grâce au tra­vail sur dif­fé­rents

ma­té­riaux”. Une ex­pa­tria­tion qui lui per­met­tra éga­le­ment d’aug­men­ter son sa­laire ho­raire d’en­vi­ron 20 %.

“Plus on monte en ni­veau de di­plôme, plus les femmes sont re­pré­sen­tées”

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