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“Chaque an­née, 10 à 15 % de nos sai­son­niers sont in­té­grés dans l’en­tre­prise”

Rebondir - - AU SOMMAIRE - Pro­pos re­cueillis par Ca­mille Bou­late

JouéC­lub : “Chaque an­née, 10 à 15 % de nos sai­son­niers sont in­té­grés dans l’en­tre­prise”

JouéC­lub re­crute tous les ans 1 000 sai­son­niers pour ren­for­cer ses équipes en vue de la pé­riode des fêtes de fin d’an­née, qui re­pré­sente 50 % du chiffre d’af­faires an­nuel de l’en­seigne. Ou­vert à tous les types de pro­fils, le ré­seau fa­vo­rise la pro­mo­tion in­terne de ses col­la­bo­ra­teurs. Le point avec Jacques Bau­doz, adhé­rent et PDG de JouéC­lub. Com­bien le groupe compte-t-il de sa­la­riés ?

Au to­tal, nous avons 2 300 sa­la­riés sur l’en­semble de l’en­seigne. Au siège, si­tué à Bor­deaux, il y a une cen­taine de per­sonnes. Nous avons éga­le­ment un site au nord de Pa­ris qui compte une ving­taine de col­la­bo­ra­teurs dé­diés à la ges­tion des re­la­tions avec les co­mi­tés d’en­tre­prises. Pour le reste, il s’agit de nos adhé­rents, car nous nous dé­ve­lop­pons sous forme de co­opé­ra­tive, et de leurs sa­la­riés com­po­sant les forces de vente des ma­ga­sins.

Quels sont les vo­lumes de re­cru­te­ment réa­li­sés chaque an­née ?

Tout au long de l’an­née, nous avons un nombre de sa­la­riés qui reste as­sez stable et qui évo­lue peu. En re­vanche, nous ren­for­çons nos équipes de vente, du­rant trois mois, d’oc­tobre à dé­cembre. La rai­son est simple : c’est une pé­riode clé pour nous, car c’est lors de ces trois mois avant Noël que nous ef­fec­tuons 50 % de notre chiffre d’af­faires an­nuel. C’est donc vrai­ment la sai­son­na­li­té de notre mé­tier qui en­traîne une aug­men­ta­tion si­gni­fi­ca­tive de nos ef­fec­tifs.

Quels sont les mé­tiers concer­nés par ces re­cru­te­ments ? Ces em­bauches sont-elles uni­que­ment pour les ma­ga­sins ou cer­taines sont-elles dé­diées au siège ?

La grande ma­jo­ri­té de nos be­soins se fo­ca­lisent sur les forces de vente, pour la pé­riode d’oc­tobre à dé­cembre. Ces em­bauches concernent avant tout des postes de cais­siers et de ven­deurs po­ly­va­lents, ca­pables de faire le ré­as­sort des ma­ga­sins ou bien la pré­pa­ra­tion de co­lis. Mais nous avons éga­le­ment be­soin de ren­for­cer nos équipes au siège, car nous pos­sé­dons une cen­trale d’im­port des pro­duits que nous re­dis­tri­buons en­suite aux dif­fé­rents ma­ga­sins. Ce­la re­pré­sente en­vi­ron 50 sai­son­niers chaque an­née qui sont re­cru­tés dès le mois d’août, date à la­quelle nous ré­cep­tion­nons les pre­mières com-

mandes. Ce ren­fort in­ter­vient sur des postes liés à la lo­gis­tique, ( pré­pa­ra­teur de com­mandes par exemple, ndlr) et court gé­né­ra­le­ment jus­qu’en no­vembre.

Quels sont les pro­fils des sai­son­niers ? Est-ce plu­tôt des jeunes, des étu­diants ou re­cher­chez-vous tous les types de pro­fils ?

Nous avons vrai­ment des pro­fils de tous âges, que ce soit des jeunes di­plô­més, des per­sonnes qui se cherchent et af­finent leur pro­jet pro­fes­sion­nel, des pa­rents cé­li­ba­taires qui veulent re­prendre une ac­ti­vi­té ou bien des pro­fils qui sou­haitent tes­ter un autre sec­teur. C’est vrai­ment très di­ver­si­fié.

Quels sont les di­plômes, les com­pé­tences et les qua­li­tés que vous re­cher­chez chez les can­di­dats ?

Nous pri­vi­lé­gions des pro­fils is­sus du com­merce. C’est-à-dire des per­sonnes di­plô­mées en bac pro com­merce ou en BTS ma­na­ge­ment des uni­tés com­mer­ciales ou bien qui ont une ex­pé­rience au préa­lable dans le sec­teur. Mais at­ten­tion, ce­la ne fait pas tout. Si la per­sonne qui se pré­sente de­vant nous n’a pas ou peu de di­plôme ou d’ex­pé­rience, ce n’est pas un pro­blème à par­tir du mo­ment où elle est mo­ti­vée et prête à se pro­je­ter dans l’un de nos mé­tiers. Pour nous, ce qui compte avant tout ce sont les qua­li­tés hu­maines. Il faut que le can­di­dat soit ac­cueillant, na­tu­rel­le­ment sym­pa­thique tout en af­fi­chant un dy­na­misme et une ca­pa­ci­té d’or­ga­ni­sa­tion. Dans notre sec­teur d’ac­ti­vi­té, c’est vrai­ment ce qui fe­ra la dif­fé­rence.

Vous dites que, tout au long de l’an­née, vos ef­fec­tifs évo­luent peu. Ce­la si­gni­fie-t-il qu’il est dif­fi­cile pour les sai­son­niers d’in­té­grer votre en­seigne de ma­nière pé­renne ?

C’est vrai qu’en de­hors de la pé­riode de Noël, nous avons très peu d’évo­lu­tion de nos ef­fec­tifs. Mais en fonc­tion de nos be­soins, que ce soit parce que nous ou­vrons un nou­veau ma­ga­sin ou parce qu’il y a des dé­parts na­tu­rels, il ar­rive qu’un cer­tain nombre de nos sai­son­niers soient in­té­grés dans l’en­tre­prise. Chaque an­née, ce­la re­pré­sente entre 10 % et 15 % des pro­fils sai­son­niers.

“Va­lo­ri­ser nos équipes reste quelque chose d’es­sen­tiel”

Une fois em­bau­ché au sein de l’en­seigne, quelle est la place de l’évo­lu­tion in­terne ? Est-ce un axe im­por­tant pour vous ?

Nous va­lo­ri­sons beau­coup la pro­gres­sion en in­terne. Si la dé­ci­sion re­vient à chaque adhé­rent, va­lo­ri­ser nos équipes reste quelque chose d’es­sen­tiel. Ain­si, une per­sonne qui in­tègre JouéC­lub en tant que ven­deur peut de­ve­nir chef de rayon puis chef de sec­teur. Elle peut éga­le­ment évo­luer en pre­nant la di­rec­tion du SAV du ma­ga­sin. Si l’adhé­rent ouvre un autre ma­ga­sin, le col­la­bo­ra­teur peut éga­le­ment mon­ter en

com­pé­tences en de­ve­nant gé­rant de cette bou­tique. En­fin, il ar­rive que cer­tains de nos sa­la­riés partent pour ou­vrir leur propre ma­ga­sin Joué Club. Ces dix der­nières an­nées, nous avons eu un peu plus d’une di­zaine de sa­la­riés qui ont fait ce choix.

Qu’est-ce qui est mis en place en ma­tière de for­ma­tion ?

Chaque an­née, nous dis­pen­sons une di­zaine de for­ma­tions. Nous avons créé une école in­terne dé­diée à la pra­tique et qui per­met, no­tam­ment à nos ven­deurs, de se per­fec­tion­ner via des mo­dules de plu­sieurs ni­veaux. Jus­qu’à main­te­nant, nous ef­fec­tuons nos for­ma­tions au ni­veau ré­gio­nal. Ce­la si­gni­fie que des ma­ga­sins de 4 ou 5 dé­par­te­ments dif­fé­rents peuvent être concer­nés et c’est par­fois com­pli­qué pour cer­tains points de vente de s’or­ga­ni­ser pour faire ve­nir leurs col­la­bo­ra­teurs. Nous sommes donc en train d’es­sayer d’adap­ter da­van­tage nos cur­sus aux be­soins de nos adhé­rents et nous sou­hai­tons à l’ave­nir ef­fec­tuer les for­ma­tions au ni­veau dé­par­te­men­tal.

Est-ce que votre en­seigne em­ploie des sta­giaires et des ap­pren­tis ?

C’est vrai­ment l’adhé­rent qui dé­cide en fonc­tion de ses be­soins. Mais oui, les ma­ga­sins Joué Club peuvent souvent faire ap­pel à des sta­giaires ou des ap­pren­tis. Pour moi, ces der­niers res­tent un vrai le­vier et un vi­vier d’em­bauches. Ce sont des pro­fils que l’on peut for­mer de A à Z et qui connaissent bien le mé­tier.

Quel est le pro­ces­sus de re­cru­te­ment ? Comment s’y prendre pour pos­tu­ler : faut-il s’adres­ser au siège ou se rendre di­rec­te­ment dans les ma­ga­sins ?

Les re­cru­te­ments sont gé­rés par chaque ma­ga­sin, au cas par cas. Il est donc for­te­ment con­seillé de contac­ter di­rec­te­ment l’adhé­rent. Le mieux, se­lon moi, c’est même de se pré­sen­ter dans le point de vente, avec son CV. Nous sommes en­core un mé­tier où la meilleure fa­çon de se faire em­bau­cher est de ve­nir sur place et de par­ler de vive voix au di­rec­teur du ma­ga­sin ou à l’adhé­rent. Si­non, nos points de vente uti­lisent beau­coup les ré­seaux so­ciaux, no­tam­ment Fa­ce­book, pour dif­fu­ser leurs offres d’em­ploi.

Au­jourd’hui, le sec­teur du jouet est as­sez cha­hu­té : la Grande Ré­cré et Toy R’Us ren­contrent des dif­fi­cul­tés fi­nan­cières. Comment ras­su­rez-vous vos sa­la­riés ?

Nous les ras­su­rons par notre mo­dèle. Car le fait d’être or­ga­ni­sé sous forme de co­opé­ra­tive per­met d’avoir des chefs d’en­tre­prise to­ta­le­ment in­dé­pen­dants, qui sont vrai­ment au fait de leur ré­gion et qui ont ain­si plus de marge de ma­noeuvre en fonc­tion des spé­ci­fi­ci­tés lo­cales. Par ailleurs, concer­nant la concur­rence d’Ama­zon, nous sommes plu­tôt se­reins. Car nous sommes une en­seigne qui a com­pris ra­pi­de­ment l’im­por­tance d’In­ter­net et du e-com­merce. Notre site mar­chand a été créé en 1997 et ce­la fait six ans que nous avons mis en place du click and col­lect, ce qui fonc­tionne au­jourd’hui très bien.

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