Fi­nir tou­jours deuxième, ce­la ne t’a pas dé­mo­ti­vé du­rant la sai­son ? L.B :

Ride It - - People -

Tu sais, ça m’est ar­ri­vé en­core plus sou­vent en 2014 ! Cette an­née j’étais plus ré­gu­lier. Je me sen­tais bien sur toutes les courses, j’étais dans un bon état d’es­prit et du coup faire 2e, c’était un bon ré­sul­tat mine de rien (rires). C’est sûr que plus d’une fois j’au­rais ai­mé ga­gner une se­conde pour fi­nir de­vant, mais ça reste lar­ge­ment dans mes ob­jec­tifs... donc j’étais sa­tis­fait. Je mi­sais gros sur Leo­gang car c’est une piste que j’at­ten­dais plus que les autres. Je me suis mis une grosse tarte (NDR : chute en lan­gage "bru­niesque") en qua­lif’, du coup je n’avan­çais plus en fi­nale. Je suis pas­sé à cô­té de mon week-end, j’étais un peu dé­goû­té.

On dis­cu­tait avec Jack (Jack Roure, le mé­ca­no de Loïc, ndlr) à Val Di Sole, avant la fi­nale. Il me di­sait que l’ob­jec­tif était rem­pli, de m’amu­ser et de pro­fi­ter car le reste, c’était du bo­nus. J’étais as­su­ré d’être sur le po­dium du clas­se­ment gé­né­ral de la Coupe du Monde. Si tout se pas­sait bien je fai­sais 2, si ça se pas­sait plu­tôt bien 3 et au pire du pire, 4 ou 5. J’étais en mode « al­lez, pro­fite, il faut aus­si un peu kif­fer la vie par­fois » (rires). Au fi­nal, je fi­nis 2e

J’ai tra­vaillé cet hi­ver avec un pré­pa­ra­teur men­tal. Pas vrai­ment pour mieux gé­rer le stress, mais pour mieux gé­rer mes points faibles, comme rou­ler dans la boue ou en­core gé­rer les bles­sures. Il y a eu plein de mo­ments comme à Lourdes où je me suis mis des grosses chutes. Avant je n’au­rais pro­ba­ble­ment pas eu le men­tal pour me re­mettre en selle. Je suis ar­ri­vé sur les courses beau­coup plus se­rein qu’avant. J’ai bossé pour re­lâ­cher la pres­sion et réussir à dé­sa­cra­li­ser. Je me suis ré­ga­lé

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