Com­ment peut-on fi­nir se­cond d’une Coupe du Monde en cas­sant son guide-chaîne et en se re­trou­vant sans pou­voir pé­da­ler ? L.B :

Ride It - - People -

Pen­dant les qua­lif de Mont Sainte Anne, il s’est mis à tom­ber un orage de fou. Je me suis dit « en­joy, ça va être mar­rant… » Mais je chute et fi­nis 16e. Pour la fi­nale, je me suis dit que c’était main­te­nant ou ja­mais. La piste était dé­fon­cée, je me suis fait se­couer tout le week-end. J’ai rou­lé vrai­ment fort. Dans un vi­rage, il y avait une pu­tain d’or­nière. J’ai re­pris fort en sor­tie, et une pierre qui traî­nait a tout tor­du. Là, je me suis d’abord dit que c’était cuit car il y a pas mal de sec­tions de pé­da­lage. Et puis je me dis que rien n’était joué. J’étais 2 au gé­né­ral, il fal­lait tout don­ner, je me suis ap­pli­qué à plein d’en­droits, j’ai pris de l’as­pi sur le bas et au fi­nal j’ai fi­ni 2e, juste der­rière Bry­ce­land !

Jack y croyait à fond, moi je n’étais pas trop convain­cu. Au dé­but, ça me fai­sait chier d’avoir ce­la en plus sur le vé­lo et de rou­ler avec sur les re­con­nais­sances. Au fi­nal, c’est trop bien pour les tes­tings en hi­ver parce qu’on peut ga­gner énor­mé­ment de temps sur les ré­glages. On a com­men­cé à bos­ser avec l’an­née der­nière et main­te­nant que je suis le seul pi­lote dont Jack s’oc­cupe, on a va­che­ment de temps pour l’uti­li­ser et c’est de la balle. On l’a uti­li­sée pour An­dorre. C’est une piste par­ti­cu­lière, très raide. Il y avait énor­mé­ment de boue donc c’était dif­fi­cile d’avoir un fee­ling sur le vé­lo. J’avais l’im­pres­sion que le vé­lo mar­chait bien, on a fait le time prac­tice avec et lors­qu’on a ana­ly­sé les gra­phiques, on s’est ren­dus compte que l’on n’était pas du tout sur la bonne voie au ni­veau des ré­glages. L’ar­rière était 10 fois trop mou, l’avant trop dur, les dé­tentes pas bonnes. On a rec­ti­fié le tir pour le len­de­main, j’ai es­sayé le vé­lo juste avant la fi­nale et c’était beau­coup mieux. Ça m’a re­mis un coup de confiance, j’avais un vé­lo qui mar­chait vrai­ment fort.

Ça me semble bi­zarre ! De plus en plus, des gens viennent me voir. Ils sont à fond et du coup je le sens vrai­ment en étant en contact di­rect avec eux sur les courses. Mais dès que je re­trouve une vie “nor­male”, en cours par exemple, ja­mais je n’ima­gine être l’exemple à suivre pour cer­tains. S’il y a bien des gens que j’ai en­vie d’ins­pi­rer, c’est la gé­né­ra­tion des plus jeunes.

Ce­la m’énerve que des sports soient plus mis en va­leur que d’autres. La des­cente mé­rite plus de mé­dia­ti­sa­tion au­près du grand pu­blic. C’est un peu comme la mo­to : la France a ga­gné le Mo­to­cross des Na­tions et per­sonne ne le sait, ce n’est même pas pas­sé au jour­nal de 20H. On nous parle de la

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