Quel rôle a joué Sam Blen­kin­sop dans ta car­rière ? L.B :

Ride It - - People -

De­puis mes dé­buts, Sam a été là. Il m’a pris sous son aile, m’a in­vi­té chez lui en Nou­velle-Zélande. Que ce soit sur ou à cô­té du vé­lo, on a pas­sé des mo­ments de fou en­semble. Même si on n’est plus dans le même team, on se voit en­core beau­coup. Blen­ky, c’est le mec à qui je dois beau­coup. Il m’a in­tro­duit au­près des autres pi­lotes. A la base, quand tu es fran­çais, les autres ne viennent pas te par­ler fa­ci­le­ment. D’une parce qu’on est peu à bien par­ler an­glais... et que nous, Fran­çais, on ne va pas ai­sé­ment vers les autres. Blen­ky traî­nait tout le temps avec plein de pi­lotes étran­gers comme Brook Macdo­nald. Si j’avais été dans un autre team fran­çais en Ju­nior, ce­la n’au­rait sû­re­ment pas été la même his­toire. Au­jourd’hui, je suis pote avec plein de pi­lotes grâce à Blen­ki. Il m’a ap­pris à par­ler an­glais, à rou­ler parce que mine de rien... il fait grave le mé­tier. Que ce soit sur le vé­lo ou à cô­té, Blen­ki a été une énorme source d’inspiration pour moi et j’es­père à mon tour ins­pi­rer Lo­ris et Finn comme il a pu le faire. Je suis pas­sé du sta­tut de pe­tit frère de Blen­ki à ce­lui de grand frère de Lo­ris et Finn : ce­la m’a pas mal per­tur­bé au dé­but car c’est moi qui de­vais mettre de l’ordre au sein du team. J’ai 21 ans, ce n’est pas for­cé­ment mon rôle et ça ne m’amu­sait pas au dé­but. Finn était un peu en mode “abus de confiance” au dé­part. Il fai­sait pas mal de conne­ries, du coup je lui ai ex­pli­qué une fois pour toutes que sur les Coupes du Monde, il y a cer­taines choses qu’il ne fal­lait pas faire...

Ma­nu Hubert (le di­rec­teur de l’Equipe de France de DH, ndlr) n’y est pour rien. Il est de­ve­nu le bon pote de tous les pi­lotes. Il est co­ol, il nous écoute et oeuvre pour nous. Au­jourd’hui, “l’en­ne­mi”, ce n’est pas Ma­nu mais le DTN (Di­rec­teur Tech­nique Na­tio­nal, ndlr). C’est lui qui choi­sit de faire des res­tric­tions de bud­get en des­cente et donne tout à la piste. Lui qui dé­cide d’ins­crire 5 pi­lotes aux Cham­pion­nats du Monde alors qu’on pour­rait en ali­gner 7. Ma­nu se bat pour qu’un maxi­mum de pi­lotes puisse rou­ler, pour que les Ju­niors puissent s’ex­pri­mer, mais au-des­sus de lui, on lui met des bâ­tons dans les roues. Son su­pé­rieur n’y com­prend rien. C’est un po­li­tique.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.