Parle-nous un peu plus de Laurent Sol­liet, ton coach et en­traî­neur qui te suit de­puis le dé­but de ta car­rière. L.B :

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Laurent nous avait fait par­ti­ci­per au mé­moire qu’il était en train de réa­li­ser pen­dant ses études. J’étais en­core en ca­det 2 ! Deux fois par se­maine, il nous fai­sait faire des exer­cices spé­ci­fiques pour ana­ly­ser notre pro­gres­sion sur l’ex­plo­si­vi­té. En sor­tant de l’école, il a mon­té son centre de pré­pa­ra­tion phy­sique et coa­ching spor­tif bap­ti­sé eX­train. J’al­lais dé­bu­ter ma pre­mière sai­son en Coupe du Monde Ju­nior et j’avais be­soin d’un coach, du coup on a com­men­cé à tra­vailler en­semble. Au dé­but c’était tran­quille, car le pro­gramme d’en­traî­ne­ment en Ju­nior n’était pas trop char­gé. Laurent était grave co­ol dans le sens où il ne me fai­sait pas faire trop d’exer­cices chiants. Au­jourd’hui en­core, vu qu’il me connaît bien il sait que je suis fa­ci­le­ment sou­lé par des en­traî­ne­ments comme le vé­lo de route. Du coup, il es­saye de me faire le moins de

Ce­la fait trois ans que je pars en Nou­vel­leZé­lande l’hi­ver. Pen­dant un mois, on peut vrai­ment faire du vo­lume. Tu passes ton temps à rou­ler et tu fi­nis par être plus à l’aise sur un vé­lo qu’à pied (rires). Tu connais par­fai­te­ment ta ma­chine et tes ré­glages avant d’at­ta­quer la sai­son, c’est le top. Même si en ré­flé­chis­sant bien ce­la fait loin pour si peu de temps (au fi­nal, on passe en­vi­ron 10 jours à rou­ler à bloc), c’est tout de même bé­né­fique. Le ca­len­drier 2016 fait qu’on risque de ne pas pou­voir le faire la sai­son pro­chaine... mais on va trou­ver des so­lu­tions. On risque de par­tir à Lou­sa au Por­tu­gal et au Mont Sa­lève chez Ke­vin (Jo­ly, le mé­ca­no de Lo­ris, ndlr) pour s’en­traî­ner dans la boue, mon point faible. Quand je vois qu’il pleut, je suis dé­goû­té.

J’ai peur de mal faire. Mon coach ap­pelle ce­la de l’an­xié­té po­si­tive. Tu as tel­le­ment en­vie de bien faire que tu penses à la moindre chose que tu pour­rais ra­ter et au fi­nal tu le fais bien. Sur une course comme la Red Bull Hard­line, tu peux avoir peur car tu sors de ta zone de confiance. C’est un tra­cé au­quel tu n’as pas l’ha­bi­tude, tu ar­rives à 60 km/h sur des sauts hy­per raides et tu te dis qu’à tout mo­ment, tu peux te dé­mon­ter. C’est dan­ge­reux. En Coupe du Monde, il n’y a rien de dan­ge­reux. Tout est fait pour al­ler vite, mais en sé­cu­ri­té. C’est bien de faire ce genre d’évé­ne­ment pour le spec­tacle, mais je ne pense pas qu’il s’agisse d’un exemple à suivre pour les Coupes du Monde. Il ne faut pas que ce­la de­vienne n’im­porte quoi et que tout le monde se blesse. Si tu fais 8 manches de Coupe du Monde fa­çon Hard­line, il ne res­te­ra plus grand monde à la fin de la sai­son !

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