Ton mo­ment lorsque Loïc est de­ve­nu cham­pion ? A.R :

Ride It - - People -

Je n’ai pas pu al­ler en An­dorre. J’ai re­gar­dé le live, mais ça a cou­pé lorsque Loïc est pas­sé ! Du coup, on a juste vu qu’il était lea­der avant les chutes de Gwin et Bros­nan. Même der­rière l’écran, c’était émou­vant. On s’est vus la se­maine sui­vante lors d’une soi­rée or­ga­ni­sée par Renaud pour fê­ter ça !

Nos pa­rents ont cou­ru en­semble et ont créé le club de l’US Cagnes VTT. Jean-Pierre (le pa­pa de Loïc, ndlr) est pré­sident, mon père vice-pré­sident. On a tou­jours été en­semble sur les courses, on fai­sait de la mi­ni mo­to dans nos jar­dins. Je pas­sais ma vie chez Loïc, on est de vrais amis d’en­fance. On a deux ans de dif­fé­rence, j’ai donc vu gran­dir Loïc en Coupe du Monde. Il ve­nait de ren­trer dans le team La­pierre, je re­gar­dais toutes ses vi­déos. J’étais vrai­ment à fond ! Son titre, on s’y at­ten­dait tous un peu. En dé­but d’an­née, j’avais mi­sé sur une vic­toire à Val Di Sole ou An­dorre. C’était la bonne à ga­gner. J’étais sub­mer­gé par l’émo­tion. De mon cô­té, j’ai eu des sou­cis pen­dant la course et j’étais un peu dé­goû­té. La vic­toire de Loïc a com­pen­sé ma déception. La France en­tière a chia­lé, c’était un truc de fou. Il n’y a pas d’autre mot ! On était tous à la fois sur­pris et heu­reux. Loïc n’a pas vo­lé sa vic­toire. Il a été sur le de­vant de la scène toute la sai­son et jus­qu’à la fin.

On a tous un pin­ce­ment au coeur quand on en parle. Il y a des pi­lotes qui mé­ritent d’être là, qui ont rem­pli les quo­tas et qui au fi­nal fi­gurent avec la men­tion DNS (Do Not Start, ndlr) sur les feuilles de dé­part. C’est un choix du Di­rec­teur Tech­nique Na­tio­nal. Il veut soi-di­sant re­mon­ter le ni­veau de la France et pour ce­la mettre des cri­tères de sé­lec­tion plus durs. Je ne vois pas le rap­port, ce­la don­ne­rait plus de mo­ti­va­tion aux sé­lec­tion­nés et sé­lec­tion­nables de par­ti­ci­per aux Cham­pion­nats du Monde. Pour moi, la vé­ri­table rai­son, c’est l’ar­gent. La des­cente n’est pas un sport olym­pique et le DTN s’en fiche un peu. Une chose est sûre : la mé­daille de Loïc, ce n’est pas grâce à lui.

J’ai com­men­cé le BMX à 6 ans. J’ai tou­jours fait du VTT, mais un jour je me suis bles­sé sur un champ de bosses. Du coup, je me suis ins­crit dans une struc­ture pour ap­prendre la tech­nique. Ça m’a vrai­ment plu et j’ai com­men­cé à faire des com­pé­ti­tions. L’US Cagnes VTT a été mon pre­mier club et le res­te­ra. Je connais Loïc de­puis que je suis mi­not. C’est co­ol de se dire qu’au­jourd’hui je vais rou­ler avec Loïc et Lo­ris, c’est une chance car il y en a qui se­raient prêts à payer pour avoir ce pri­vi­lège. C’est mo­ti­vant, j’ai en­vie d’avoir la même car­rière qu’eux dans le fu­tur. J’ai 14 ans, j’at­taque la sai­son 2016 en Coupe de France et Coupe d’Eu­rope Ca­det. En­core 2 ans à at­tendre pour pou­voir rou­ler en Coupe du Monde ! Ce­la fait dé­jà 3 ans que je suis au meilleur ni­veau eu­ro­péen et mon­dial en BMX. L’an­née der­nière j’ai fi­ni 2e aux Cham­pion­nats d’Eu­rope et 3e aux Cham­pion­nats du Monde.

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