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Ride It - - Entroducing - www.evo­bi­ke­park.com

Ride It : Sa­lut Thomas. Peux-tu nous ra­con­ter l’his­toire de l’Evo Bike-park ?

T.D.G. : On est trois à l’ori­gine du pro­jet. Il y a Romain Ba­ghe, le lo­cal. C’est notre ri­der em­blé­ma­tique. Un jour, il m’a pro­po­sé de faire des na­vettes sur ce qui al­lait être l’Evo Bike-park plus tard. C’était tel­le­ment simple d’or­ga­ni­ser des shut­tles ici que je me suis dit qu’il fal­lait faire quelque chose. C’est alors que mon pote Hu­go Schoon­heere est in­ter­ve­nu dans le coup. Il sor­tait d’une école de mar­ke­ting. Il avait une grosse ex­pé­rience des courses car il a fait beau­coup de Coupes de France et d’IXS Cup et il était dé­jà al­lé pas mal de fois à Whist­ler. On a réuni toutes nos connais­sances et l’Evo Bike-park était créé !

R.I. : Com­ment ça se passe au ni­veau du ter­rain ?

T.D.G. : Tout le bike-park est sur un ter­rain pri­vé qu’on loue. On a en­vi­ron 76 hec­tares. Les re­la­tions avec l’ONF sont très bonnes, car ils viennent ici pour faire des re­pé­rages pour les coupes de bois. On pense même tra­vailler avec eux dans le fu­tur pour l’éla­bo­ra­tion d’une piste verte où les gens pour­raient rou­ler tout le temps, bike-park ou­vert ou pas.

R.I. : Com­bien ça coûte ?

T.D.G. : L’an­née der­nière, on était sur un sys­tème de paie­ment sur place. Cette an­née, on pro­pose une nou­velle offre. Les gens viennent avec leur for­fait im­pri­mé, on le scanne et tout est gé­ré in­for­ma­ti­que­ment. Le pass à la jour­née est à 29 eu­ros. On pro­pose aus­si des for­faits de groupe, à l’an­née, et on a bos­sé sur des offres ori­gi­nales comme le pass père/fils pour les gens qui ha­bitent dans le coin. On a aus­si pen­sé à des offres spé­ciales, comme des jour­nées bar­be­cue à 25 eu­ros sans li­mite de place. Il y a plus de monde sur le park, ça roule un peu moins mais il y a une am­biance par­ti­cu­lière. C’est quelque chose qu’on va es­sayer de mettre en place ré­gu­liè­re­ment cette an­née. Fin mai, il y au­ra un Com­men­çal Days sur le park qui fonc­tion­ne­ra sur cette for­mule.

R.I. : L’EVO a ou­vert il y a tout juste un an. Quoi de neuf pour 2017 ?

T.D.G. : Il de­vrait y avoir 6 pistes avant l’été 2017, dont une ex­clu­sive. La nou­velle piste bleue fonc­tion­ne­ra par sec­tions, un peu comme au Coast Gra­vi­ty Park au Ca­na­da. A terme, l’idée est de créer uni­que­ment des nou­velles sec­tions de dif­fé­rents ni­veaux qui per­met­tront à chaque piste d’être connec­tées entre elles. On bos­se­ra aus­si sur une nou­velle piste bleue qui par­ti­ra du haut du bike-park et se­ra plus orien­tée trail. L’ob­jec­tif, c’est d’avoir deux pistes de chaque cou­leur : deux bleues, deux rouges, deux noires, une double noire et une triple noire.

R.I. : J’ai en­ten­du par­ler d’un gros truc en pré­pa­ra­tion. Tu peux m’en dire plus ?

T.D.G. : On vou­drait sha­per une piste de type Fest Se­ries, avec des bosses de 25 mètres, qui se­rait rou­lable avant la fin de l’an­née. Le but, c’est d’or­ga­ni­ser une jam tous les ans entre l’Eu­ro­bike et le Roc d’Azur. Il y a aus­si le Rux World Tour, qui per­met à Sun­tour de mettre l’ac­cent sur leur fourche Gra­vi­ty. Quatre dates sont pré­vues : Ca­na­da, USA, Ro­tu­rua et la der­nière chez nous, à l’Evo Bi­ke­park ! Les pi­lotes spon­so­ri­sés vien­dront rou­ler sur le Park et on pas­se­ra une se­maine à shoo­ter.

R.I. : En quoi vous dif­fé­ren­ciez-vous d’un bi­ke­park en sta­tion ?

T.D.G. : L’Evo Bike-park n’a pas en­core un an. Le but, ce n’est pas d’en­trer en concur­rence avec les sta­tions, l’es­prit est dif­fé­rent. On a l’ap­pel­la­tion bike-park car c’est notre type de struc­ture. On veut in­sis­ter sur le fait que tu peux ve­nir ici pour ren­con­trer et rou­ler avec des « stars » que l’on ne peut pas ren­con­trer dans n’im­porte quelle sta­tion. L’idée, c’est de bri­ser le mi­roir et d’être proche des pi­lotes pros. Les gens aiment ça, on l’a re­mar­qué quand Pierre-Edouard Fer­ry est ve­nu rou­ler pour l’ou­ver­ture. Un tchout­chou avec PEF, ça fait for­cé­ment rê­ver ! De par notre taille et notre struc­ture, on est beau­coup plus proches d’eux. On est un peu dans la même veine que le Re­vo­lu­tion Bike-park au Royaume-Uni et le Coast Gra­vi­ty Park au Ca­na­da. C’est une al­ter­na­tive au bike-park “es­ti­val”. Sou­vent, des groupes de potes de dif­fé­rents ni­veaux viennent et se mé­langent. Ce­la crée de nou­velles ren­contres. Le bike-park, c’est un vrai ré­seau so­cial ! Aus­si, on ai­me­rait mettre en place des Gra­vi­ty Camps, où les gens fe­ront des stages avec un pi­lote pro et un en­ca­drant.

R.I. : Vous fonc­tion­nez avec des sub­ven­tions ?

T.D.G. : Pour l’ins­tant, on fonc­tionne uni­que­ment sur fonds per­son­nels, que ce soit la lo­ca­tion du ter­rain et l’achat des ma­chines. On est en train de tra­vailler sur des dossiers de sub­ven­tions, mais c’est tou­jours long et com­plexe. Le dé­ve­lop­pe­ment de la fu­ture piste verte pour­rait nous ai­der car on pour­rait at­ti­rer des Co­mi­tés d’En­tre­prise ou des centres comme l’UCPA. Pour l’ins­tant l’Evo Bi­ke­park se des­tine à un pu­blic aver­ti, mais l’idée est de nous di­ver­si­fier dans les deux sens : d’un cô­té conser­ver cette image de marque en­ga­gée, mais aus­si en ti­rant le ni­veau vers le bas pour per­mettre à un nou­veau pu­blic d’ac­cé­der à la pra­tique. On ai­me­rait aus­si pro­po­ser de la lo­ca­tion de vé­los pour les ama­teurs. C’est en dis­cus­sion avec Com­men­çal. On essaye aus­si de voir de quelle fa­çon on pour­rait ame­ner les marques à ve­nir sur le park pour faire du test pro­duit. D’un cô­té pour le dé­ve­lop­pe­ment pro­duit, et de l’autre pour les tests au consom­ma­teur.

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