Cha­cun veut que le vC­rew vive et per­dure

Ride It - - People -

Mul­ti­na­tio­nale du vice

Alan gère l’or­ga­ni­sa­tion et la plu­part des re­la­tions avec l’ex­té­rieur, car il a pas mal de contacts grâce à son mé­tier de pho­to­graphe/vi­déaste. Evi­dem­ment, il filme, monte, et pu­blie les vi­déos. Sa­cha s’oc­cupe gé­né­ra­le­ment de ré­di­ger les textes et confec­tionne les pla­quettes de pré­sen­ta­tion du Crew pour les dé­marches en­vers d’éven­tuels spon­sors. Il s’oc­cupe éga­le­ment de­puis peu de l’as­pect ju­ri­dique, car ils ont dé­po­sé leur nom à l’INPI et la pa­pe­rasse est sou­vent chro­no­phage. De­puis la sor­tie de TGOTAN l’an­née der­nière, tout le monde s’im­plique da­van­tage. « Ça de­vient plus sé­rieux, donc tout prend plus de temps ! On sent que cha­cun a en­vie que le Crew vive et per­dure et ça fait plai­sir d’avoir une équipe sou­dée comme ça » ra­conte Sa­cha.

Zé­ro pres­sion

Dans une jour­née ty­pique avec le Fo­rest Crew, il n’y a pas tant de ride que ça ! Ça com­mence par le ren­dez­vous en fo­rêt à 14h, deux sont à l’heure et le reste ar­rive au compte-goutte avec une heure d’in­ter­valle, on vous laisse faire le cal­cul de temps de ride du der­nier... « En­suite vient la fa­meuse des­cente dite d’échauf­fe­ment ou au­tre­ment ap­pe­lée “la des­cente de la re­mise en ques­tion” ! C’est celle où tu bades une fois ar­ri­vé en bas après trente se­condes de des­cente et que tu te dis que tu dois re­mon­ter à pied. Là, tu re­penses à ces bons mo­ments à la mon­tagne. Après lo­gi­que­ment, il y en a tou­jours un qui crève, en­suite on pa­pote comme des gon­zesses et on boit une bière. En fait les ses­sions sur nos spots lo­caux sont très dif­fé­rentes de nos jour­nées en sta­tion. Là-bas on pro­fite, on roule toute la jour­née et le soir on va au bar, en­suite on va aux p**** et en­suite, une bonne pe­tite cas­tagne ! Ha ha non, en gros on roule et on fait la fête ! Alan Per­reard

Un pou­lain nom­mé Wi­wi

Alan nous ra­conte sa ren­contre avec William Ro­bert, membre du Fo­rest Crew et au­jourd’hui une des plus grosses poin­tures du gros vé­lo acro­ba­tique en France :

« J’ai connu William par l’in­ter­mé­diaire d’un ami dans le mi­lieu du mo­to­cross que je fil­mais, ils étaient potes et aus­si voi­sins, on s’est tout de suite bien en­ten­dus car je pra­ti­quais aus­si du MTB avec le crew. J’ai vu William pro­gres­ser à une vi­tesse folle. Je me rap­pelle des pre­mières vi­déos que l’on tour­nait, il en­voyait dé­jà à l’époque. Mais le voir à ce ni­veau-là cette an­née, c’est

fou, je suis content pour lui. William a in­té­gré le crew il y a trois ans avec Pop­py. Au dé­but il n’était pas très connu, c’est à par­tir de cette an­née qu’il a vrai­ment com­men­cé à faire par­ler de lui. Le gars a bien com­pris que c’était en en­chaî­nant les vi­déos et les tricks qu’on de­ve­nait fa­mous ! Il est au-des­sus de nous, c’est une cer­ti­tude, mais pour nous il res­te­ra un pauvre ven­deur de kar­chers ! On ne lui doit rien et on conti­nue­ra de le mé­pri­ser comme on le fait si bien entre nous ! Bien sûr que c’est une belle re­con­nais­sance, on est tous der­rière lui, d’un autre cô­té il n’est bon qu’à ça ! Al­lez on va ar­rê­ter de le cla­sher le pauvre, on t’aime Wi­wi !

Les rois du pis­ton

Si on roule sur du Com­men­çal, c’est grâce à William, tout sim­ple­ment ! Nous sommes des pro­fi­teurs ! Plus sé­rieu­se­ment, la moi­tié d’entre nous rou­lait sur des pou­belles de 2009, c’est après TGOTAN que l’on s’est dit que ce se­rait bien d’être un peu plus pré­sen­tables. On s’est gen­ti­ment mis à cher­cher des spon­sors, co­facs… puis étant don­né que William était chez Commencal, il leur a par­lé de nous et de notre en­vie d’avoir des vé­los neufs. Un deal simple : un geste com­mer­cial contre de la pub dans nos vi­déos. Rien de bien com­pli­qué !

Restez comme vous êtes

Il nous ar­rive de temps à autres que des mecs viennent nous voir en nous de­man­dant si nous sommes le Fo­rest Crew. À l’époque on rou­lait sur des vieux vé­los c’était un peu plus com­pli­qué de nous voir, mais main­te­nant que nous sommes tous sur des com­men­çal Fu­rious, les gens nous re­pèrent plus fa­ci­le­ment. Gé­né­ra­le­ment ils nous disent que ce que nous fai­sons est top et ils nous en­cou­ragent à conti­nuer. Nous ne sommes pas pros et nous ne le de­vien­drons ja­mais, sim­ple­ment car ce n’est pas ce que nous re­cher­chons. Nous avons tous l’am­bi­tion de faire du vé­lo le plus long­temps pos­sible, mais en faire un mé­tier, c’est trop com­pli­qué. Nous sa­vons rou­ler, mais pour de­ve­nir pro, tout le monde le sait, c’est énor­mé­ment de sa­cri­fices et sur­tout beau­coup de temps pas­sé sur le vé­lo, temps que nous n’avons pas for­cé­ment. Com­bien de temps ce­la du­re­ra ? Per­sonne ne le sait et à vrai dire on ne se pose pas la ques­tion. Au­jourd’hui, l’ob­jec­tif se­rait d’agran­dir notre liste de spon­sors tout en pre­nant du plai­sir à shoo­ter nos pé­riples. Nous vou­drions d’ailleurs les re­mer­cier pour leur sou­tien, Dus­ti­der Pa­ris, Com­men­çal ain­si que le Kus­tom Kafe. Alan

Ma­mène William Ro­bert.

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