Le re­nou­veau

BOS. Trois lettres qui valent mieux qu’un long dis­cours. De­puis 1999, le spé­cia­liste fran­çais de la sus­pen­sion s’est bâ­ti une so­lide ré­pu­ta­tion dans le sport mé­ca­nique et la com­pé­ti­tion. Vic­time de son suc­cès, BOS a tou­te­fois eu du mal à pas­ser le cap de

Ride It - - 24 Heures Chrono - Texte : Buzz - Pho­tos : Ni­co­las Le Car­ré & Ben­ja­min La­coste

BOS, c’est l’his­toire d’Oli­vier Bos­sard. Un Pas­sion­né, pré­cur­seur et vi­sion­naire qui ré­vo­lu­tionne la sus­pen­sion dans les an­nées 90 avec Sunn et Ni­co­las Vouilloz. A l’époque, le team est in­tou­chable et a une in­so­lente lon­gueur d’avance sur ses concur­rents en des­cente, consi­dé­ré alors comme la For­mule 1 du VTT. A tel point que les der­nières ma­chines du team (il y a plus de 15ans!) avaient un ni­veau de per­for­mance et de tech­ni­ci­té proche des ma­chines de course uti­li­sées au­jourd’hui. En 1999, Oli­vier Bos­sard dé­cide de mon­ter sa so­cié­té bap­ti­sée BOS, en mi­sant sur le haut de gamme, la per­for­mance et la fia­bi­li­té, avec cette ob­ses­sion de la com­pé­ti­tion qui le conduit à équi­per des vé­hi­cules qui ter­mi­ne­ront sur les plus hautes marches des po­diums en ral­lye raid ou en mo­to-cross. L’er­reur de BOS, c’est pro­ba­ble­ment d’avoir vou­lu se frot­ter aux géants de la sus­pen­sion VTT et de four­nir cer­taines marques de VTT en pre­mière monte. La marque fait pro­duire en Asie comme la ma­jo­ri­té. Mais à moins d’avoir une équipe à temps plein pour le contrôle qua­li­té sur place, dif­fi­cile de s’as­su­rer que les fourches qui fi­nissent sur un VTT vont cor­res­pondre au “standard” fixé. Vic­time de son suc­cès, BOS gère dif­fi­ci­le­ment ce dé­ca­lage entre le nombre de pro­duits ven­dus et la taille de la struc­ture qui reste anec­do­tique face aux mas­to­dontes que sont Fox ou Ro­ckS­hox. L’image haut de gamme de la marque est en­ta­chée par une fia­bi­li­té re­mise en ques­tion et un SAV long à gé­rer. Oli­vier Bos­sard l’a com­pris. Sa marque s’éloi­gnait dan­ge­reu­se­ment de ce qui avait fait son suc­cès. Il ré­agit. En 2017, BOS re­vient aux fon­da­men­taux: la qua­li­té plu­tôt que la quan­ti­té. BOS ar­rête de pro­duire en Asie et re­lo­ca­lise toute sa pro­duc­tion en France. Toutes les pièces sont dé­sor­mais fa­bri­quées en Eu­rope, contrô­lées et as­sem­blées en France. Le phoe­nix re­naît de ses cendres. Ce re­tour aux sources s’ac­com­pagne de l’ar­ri­vée de nou­veaux pro­duits adop­tant des so­lu­tions tech­niques in­no­vantes. On parle de ré­so­nance d’un châs­sis pour ré­duire les vi­bra­tions, de mo­di­fi­ca­tion du vo­lume de la chambre d’air né­ga­tive pour mo­di­fier le com­por­te­ment d’une fourche, de châs­sis adap­tés se­lon la taille des roues ou en­core du re­tour de la fourche in­ver­sée. BOS ex­plore de nou­veaux ho­ri­zons et in­nove, et fi­na­le­ment, on re­trouve ce qui nous a fait vi­brer de­puis que le cer­veau d’Oli­vier Bos­sard s’est pen­ché sur le cas du VTT.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.