Al­lô la terre ?!

Ride It - - Send It - Texte : buzz - Pho­tos : Ale Di Lul­lo

Dé­but 2017, le pe­tit monde de ceux qui aiment s'en­voyer en l'air en gros vé­lo s'ac­ti­vait dans un coin d'Afrique du Sud ap­pe­lé Knys­na. Avec la pro­messe de re­pous­ser les li­mites de notre sport en trou­vant sa propre voie, son style et son moyen d'ex­pres­sion. S'éloi­gner du BMX, se rap­pro­cher du FMX : bien­ve­nue au Dark­Fest !

L'HIS­TOIRE DÉ­BUTE EN 2016. Les Fest Series car­tonnent. Las­sé des évé­ne­ments de slo­pe­style, Sam Rey­nolds dé­cide de créer un event à son image : un set up de bosses de dirt fa­çon XXL pour se prendre de bons gros vols. Le dé­cor est plan­té, il ne man­quait plus qu'à trou­ver l'en­droit, tant qu'à faire pho­to­gé­nique. C'est fi­na­le­ment en Afrique du Sud que Sam trou­ve­ra son bon­heur, dans un ter­rain prê­té par Far­mer Rob. Un mois de tra­vail plus tard, le set-up était im­mor­ta­li­sé dans la vi­déo Pure Dark­ness 3. Voi­ci les fon­da­tions du Dark­Fest. En 2017, Sam Rey­nolds re­met le cou­vert. Les mo­dules uti­li­sés dans Pure Dark­ness 3 ser­vi­ront de base pour le Dark­Fest, la pre­mière étape des Fest Series. Pen­dant trois se­maines, Sam pré­pare le ter­rain avec l'aide de Ni­co Vink et Cle­mens Kau­de­la (qui se­ra d'ailleurs sa­cré Dark­Fest King à l'is­sue du fes­ti­val). L'idée est de gros­sir la taille des bosses, de faire des ré­cep­tions plus raides, de construire une nou­velle ligne ain­si que quelques ré­cep' en hip. Par­fois, les jour­nées de tra­vail dé­passent 14 heures, avec deux grosses pel­le­teuses de 23 tonnes. L'im­mense rampe de dé­part est tou­jours au ren­dez­vous. Ima­gi­nez-vous en train de vous lan­cer de­puis le som­met d'un im­meuble de 7 étages au gui­don de votre DH et vous avez une idée de ce que peut res­sen­tir un des ri­ders qui s'élance à l'as­saut du Dark­Fest. Et ce qui vous at­tend di­rec­te­ment, ce n'est ni plus ni moins qu'un énorme step-up, pro­ba­ble­ment le plus gros ja­mais vu sur une épreuve de VTT.

PE­TITE RÉUNION ENTRE AMIS

C'est un peu ça, l'es­prit du Dark­Fest. In­vi­ter quelques co­pains qui “rou­lottent” comme Cam Zink, Gra­ham Agas­siz, Kurt Sorge, Kyle Ja­me­son ou en­core Adolf Sil­va. Des gars qui viennent rou­ler sans avoir la pres­sion d'un con­test, mais avec celle de re­pous­ser ses li­mites en s'élan­çant sur des bosses d'une taille peu conven­tion­nelle. Le truc sym­pa, c'est que ce genre de ras­sem­ble­ment se dé­roule ha­bi­tuel­le­ment à huit clos. Dif­fi­cile d'y as­sis­ter à moins d'être pho­to­graphe ou vi­déaste in­vi­té. Les or­ga­ni­sa­teurs ont eu la bonne idée d'ou­vrir une jour­née au pu­blic, une bonne ini­tia­tive tant pour les fans que pour les ri­ders qui se sont bien chauf­fés, ai­dés il faut le dire par un Matt Mac­duff qui s'im­pro­vise MC du jour.

Adolf Sil­va ne blague pas : énorme back­flip su­per­man seat­grab au gui­don d'un bike de DH, ça ne s'im­pro­vise pas !

Sam Rey­nolds : « Les gars, je vous ai sha­pé des bosses al dente ! »

Le Dark­Fest, et plus lar­ge­ment les Fest Series, ont per­mis d'ou­vrir une nou­velle voie au VTT, avec des sauts dont la taille se rap­proche de plus en plus du mo­to­cross. Pour preuve, ces der­nières se sont même in­vi­tées au Dark­Fest. Kurt Sorge, grand vain­queur du Spank Me­ga Whip !

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