The Struts

Rock & Folk - - Disques Pop Rock - “Everybody Wants”

UNI­VER­SAL Une fois de temps en temps, il en ar­rive un comme ça. De Mars. En­fin, d’An­gle­terre. Un groupe avec les yeux plus gros que le ventre, qui pose ses tripes sur la caisse claire. Chaque coup de ba­guette en­voie val­din­guer ses vis­cères dans les étoiles et on en prend plein les oreilles et la tronche. Dans le genre, on a eu To­wers Of Lon­don en 2006 et, en dé­but d’an­née, la hype a es­sayé de nous re­four­guer Temples, bon look, mais pas l’ombre d’une can­ti­lène ban­dante. A tout prendre, on pré­fère en­core les Strypes. Mais les Struts, ce n’est pas de la poudre de per­lim­pin­pin. C’est du consis­tant, du concret. Des qui se torchent avec la peau de l’ours avant de l’avoir tué, qui ri­golent même quand ce n’est pas drôle. Des pieds tendres, certes, mais des purs, re­mon­tés à bloc. Mike Spiller (chant), Adam Slack (gui­tare), Jed El­liott (basse) et Ge­thin Da­vies (bat­te­rie) pos­sèdent un aplomb qui leur per­met d’en­quiller ici une di­zaine de chan­sons aux re­frains énormes pour la plu­part, ro­dés en club mais taillés pour les stades (ils étaient en pre­mière par­tie des Stones à Saint-De­nis en juin). “Kiss This”, “Could Have Been Me”, “She Makes Me Feel” ou “My Ma­chine” ont un cô­té clas­sic rock (Queen, Oa­sis, Su­per­grass, Ae­ros­mith, Black Crowes...) re­vi­si­té, mais le groupe a une pu­tain de pêche et, si les pe­tits co­chons ne le mangent pas, l’ave­nir pour­rait bien lui ap­par­te­nir. En plus de la voix de Spiller, à vriller les tym­pans, ces mor­veux ont un pa­quet d’atouts dans leur manche. Ils sont ca­pables de mi­trailler des riffs et des mé­lo­dies (or­don­nan­cés par le pro­duc­teur Ray Hedges) qui ne de­mandent qu’à se col­ler aux lèvres et dont au­cun net­toyeur haute pres­sion ne vien­dra à bout. JE­ROME SO­LI­GNY

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