J Mas­cis

“Tied To A Star”

Rock & Folk - - Disques Pop Rock -

SUB­POP/PIAS

L’heure du point J. L’air sou­vent fa­ti­gué dans la vie de tous les jours, J Mas­cis se ré­vèle fort pro­lixe en stu­dio, et rap­plique avec une nouvelle col­lec­tion de lu­mi­neuses chan­sons dans la boîte aux lettres. Après “Se­ve­ral Shades Of Why” en 2011, un al­bum avec Di­no­saur Jr et un autre avec Sweet Apple (où il joue de la bat­te­rie), après avoir tour­né un peu par­tout avec Witch et Hea­vy Blan­ket, le gars J donne au­jourd’hui suite à ses aven­tures sous son nom. Consi­dé­ré à juste titre comme l’un des meilleurs gui­ta­ristes de la pla­nète dans les ré­fé­ren­dums des ma­ga­zines, Mas­cis n’en fait tou­jours qu’à sa tête et vient même d’ache­ter une nouvelle mon­ture de lu­nettes roses. Plus ses longs che­veux de­viennent gris, plus le son se pa­tine sans ja­mais de­ve­nir clas­sique au sens ventre mou du terme, grâce aus­si au pro­duc­teur John Agnel­lo qui a as­sis­té le frère freak dans son home stu­dio du Mas­sa­chu­setts. Es­sen­tiel­le­ment en mode acous­tique, sans feed­back mais avec un soup­çon né­ces­saire de Fen­der Jazz­mas­ter quand vient le so­lo, J Mas­cis se laisse flot­ter avec une voix qui monte dans les ai­gus au gré du som­nam­bu­lisme (“Eve­ry Mor­ning”, “Wide Awake”) et le sou­tien in­con­di­tion­nel de Chan Mar­shall (Cat Po­wer), Pall Jen­kins (The Black Heart Pro­ces­sion) ou Mark Mul­ca­hy (Mi­racle Le­gion) sur quelques titres in­son­dables de tris­tesse, et tou­jours plein d’amour. Sous sa splen­dide po­chette sur­réa­liste si­gnée Marq Spus­ta, “Tied To A Star” passe comme une lettre à la poste. Ca­chet de l’étoile fai­sant foi, le genre de cour­rier que plus grand monde ne prend le temps d’en­voyer et qui fait tou­jours plai­sir à dé­ca­che­ter. VINCENT HA­NON

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