Zig Zags

“Zig Zags”

Rock & Folk - - Disques Pop Rock -

INTHERED/DIF­FER-ANT

On les a dé­cou­verts en 2012 quand ils ont sor­ti Ig­gy Pop de sa tor­peur pour l’ac­com­pa­gner sur une re­prise mé­tal­lique du stan­dard soul “If I’m In Luck I Might Get Pi­cked Up” de Bet­ty Da­vis. C’était dans le cadre d’une sé­rie de singles sor­tis pour cé­lé­brer les dix ans de Light In The At­tic, et les Zig Zags n’avaient alors qu’un single à leur ré­per­toire. De­puis, le trio de che­ve­lus a ac­com­pli du che­min, pu­bliant une flo­pée de singles hea­vy-psych tous plus dingues les uns que les autres (on conseille vi­ve­ment “Sca­ven­ger”) et sort au­jourd’hui un pre­mier al­bum tel­lu­rique en­re­gis­tré chez Ty Se­gall. Le cré­do de Zig Zags, c’est Cro-Ma­gnon fait­dus­pace-rock. Un disque de hea­vy me­tal exal­té joué pied au plan­cher, une agres­sion de sons lourds joués avec une fré­né­sie digne de Motö­rhead. At­ten­tion, il ne faut pas se mé­prendre, der­rière leur ap­proche bas­du­front se cache un groupe d’es­thètes du trash, des mu­si­ciens qui connaissent leur his­toire du hea­vy pour en avoir fait les pou­belles. Les Zig Zags syn­thé­tisent dans leur pre­mier al­bum qua­rante ans de punk mu­tant (“The Fog”, “Psy­cho­ma­nia”) et de rock hea­vy (“Brain­ded War­rior”). On pense par­fois à Hu­man Eye, dont l’éti­quette au­to­pro­cla­mée d’alien- punk dé­crit à mer­veille le son de Zig Zags, ou à des Ra­mones sous tes­to­sté­rone (“Ran­dy”). Entre deux scies lourdes, le groupe pro­pose des res­pi­ra­tions ga­rage à la Jay Rea­tard (“No Blade Of Grass”), un glam dé­viant à la Alice Coo­per (“Soul Sound”) ou un groove sab­ba­thien (“Voices Of The Pa­ra­noid”, hom­mage amu­sant), preuves d’un ta­lent aus­si écla­tant que mul­tiple. ERIC DEL­SART

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