The Vaselines

Rock & Folk - - Disques Classic Rock - “V For Vaselines”

HIMMEDIA Alors que la ma­jo­ri­té des groupes qui se forment ne rêvent que de conqué­rir le monde, il en existe quelques-uns qui ne sou­haitent pas rayon­ner plus loin que leur ville na­tale. C’est un peu le cas de The Vaselines qui n’a ja­mais es­sayé d’ex­ploi­ter la for­mi­dable pu­bli­ci­té que fut la fan at­ti­tude de Kurt Co­bain qui po­pu­la­ri­sa ce groupe des en­vi­rons de Glas­gow dans tous les juke-box de la pla­nète Terre. D’autres au­raient sau­té sur l’oc­ca­sion, The Vaselines se sé­pa­rèrent après un al­bum et deux EP ex­cep­tion­nels. Après un re­tour réus­si en 2010 avec l’al­bum “Sex With An X”, les Ecos­sais en­foncent un autre clou dans le cercueil de la mode avec un nou­vel opus di­rec­te­ment in­fluen­cé par les Ra­mones. Plus jus­qu’au-bou­tiste dans l’en­vie de n’en faire qu’à leurs têtes, les duet­tistes en chef Eu­gene Kel­ly et Frances McKee l’af­fichent, haut et clair, dès le pre­mier titre “High Tide Low Tide”. Dès les pre­mières me­sures, c’est le “Road To Ruin” de la feue bande de Fo­rest Hills qui re­dé­marre pour le plus grand plai­sir des ama­teurs. Tout y est, gui­tares à fond la caisse et ryth­mique ar­rache-pa­tates pour un ré­sul­tat qui va droit à l’es­sen­tiel : du pop-rock bien trash qui fait plai­sir à en­tendre par ces temps de so­phis­ti­ca­tion au­dio qui semble la nouvelle norme du po­li­ti­que­ment cor­rect des com­mis­saires du peuple gé­né­ra­le­ment aux ma­nettes. Sur un titre sup­po­sé calme comme “The Last LP”, nom­breux se­ront ceux à même d’ap­pré­cier la sa­tu­ra­tion des en­ceintes qui sert d’écrin à la mé­lo­die. Au fi­nal, un ex­cellent al­bum ins­pi­ré par les an­nées soixante-dix et en to­tale adéquation avec un groupe qui, ré­cem­ment, chan­tait en­core “Iha­tethe80’s”. GEANT VERT

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