Louis Ber­ti­gnac

Rock & Folk - - Disques Français - “Suis-Moi”

PO­LY­DOR/UNI­VER­SAL Ber­ti­gnac n’est pas le mau­vais gars, ça non. En so­li­taire de­puis près de vingt-cinq ans, il vit des trucs forts avec une SG Gib­son, la com­pagne de sa vie. De temps à autre, il sort de son bois (une ferme à quelques ki­lo­mètres de Pa­ris...) pour se pro­duire là où on l’ap­pelle. Il se fend alors de shows que son pu­blic ap­pré­cie d’au­tant plus que la sep­tième corde qu’il fait vi­brer est bien sûr celle de la nos­tal­gie qui, dans son cas, s’ap­pelle Té­lé­phone. En stu­dio, il uti­lise la même gui­tare et aus­si quelques sèches. Après “Grizz­ly” de 2011, sen­si­ble­ment plus tei­gneux, “Suis-Moi” se veut une al­ter­na­tive pop, “mé­lo­dieuse”, dit la bio. En­re­gis­tré avec des mu­si­ciens amé­ri­cains — et mixé sans y être (un échange de fi­chiers via le net) à Na­sh­ville — l’al­bum grouille de gui­tares qui ne le do­minent pas. Comme si son temps s’était ar­rê­té avant la fin des an­nées 70, Ber­ti­gnac fait plus que ja­mais dans le vin­tage. Pas par prin­cipe, mais parce que c’est sa came. Et s’il fait ré­fé­rence à Clap­ton (“Suis-Moi”), Free (“Em­brasse-Moi”) ou aux Stones (“Mes Icônes”), c’est seu­le­ment du bout du mé­dia­tor. Les so­los qu’il dé­roule ne sont ja­mais en­va­his­sants et l’ar­ran­ge­ment (un peu de pia­no, quelques cordes) sert aus­si bien les titres speed (“Mi­ni­lou”) que les bal­lades (“T’En Fais Pas”, “Je Dis Oui” avec Mé­la­nie Laurent). Même si ce n’est pas fon­da­men­ta­le­ment son truc, la voix fait mieux que pas­ser et, au dé­tour d’un vers, ce n’est pas nou­veau non plus, il ar­rive que Louis sonne comme Jean-Louis. Une lé­gère ombre au ta­bleau tou­te­fois, les textes : ja­mais mau­vais et de pro­ve­nances di­verses, ils mé­ri­te­raient tou­te­fois d’être meilleurs, au moins au ni­veau de ses re­frains, ac­cro­cheurs pour la plu­part. JE­ROME SO­LI­GNY

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