The Art­woods

Rock & Folk - - Rééditions -

“STEA­DY GET­TIN’ IT – THE COM­PLETE RE­COR­DINGS 1964-67”

RPM/ Cher­ry Red (im­port Gi­bert Joseph) C’est un groupe my­thique. Au mi­cro, Art Wood, grand frère de Ron­nie, l’un des pre­miers chan­teurs du groupe de Cy­ril Da­vies, l’homme à l’ori­gine du big bang de la scène an­glaise blues boom. A l’orgue, Jon Lord, fu­tur Deep Purple — dans une in­ter­view li­sible dans le li­vret il dit que, à un mo­ment, il s’est ren­du compte qu’il al­lait dans la mau­vaise di­rec­tion : “J’ai­réa­li­séque je­me­con­ten­tais­de­co­pierJim­my Smith,alor­sa­près,j’aiin­cor­po­rédes trucs­deBa­chetT­chaï­kovs­ki” ... c’était exac­te­ment ce qu’il ne fal­lait pas faire, gros — et à la bat­te­rie, le fan­tasque Keef Hart­ley qui fe­ra car­rière plus tard avec John Mayall et en so­lo. Les Art­woods sont de­ve­nus les chou­chous des mods qui, de­puis des dé­cen­nies, aiment pas­ser en soi­rée leurs grands clas­siques du genre, “Keep Loo­kin’ ”, “I Feel Good”, “Sweet Ma­rie”, “I Take What I Want” ou l’amu­sant et lé­gen­daire “I’m Loo­king For A Saxo­pho­nist Dou­bling French Horn Wea­ring Size 37 Boots” . Les Art­woods, qui avaient com­men­cé sous l’in­ti­tu­lé The Art Wood Com­bo, ont donc gre­nouillé de 1964 à 1967, sans ja­mais réus­sir à per­cer. Leur pro­blème était simple : con­trai­re­ment à leurs com­pa­triotes sor­tis du même moule R&B, Pret­ty Things, Stones, Ani­mals, etc, ils étaient à peu près in­ca­pables de com­po­ser, tous leurs clas­siques et leur unique al­bum (“Art Gal­le­ry”) re­po­sant sur des re­prises de titres soul et blues amé­ri­cains. Ce qui était en­core en­vi­sa­geable en 1964, mais ne l’était plus, on s’en doute, en 1965 et 1966, alors que tous les autres sor­taient tube sur tube. Reste donc un tes­ta­ment sous in­fluence noire as­sez ré­jouis­sant, que les nom­breux fans du groupe pour­ront en­fin ob­te­nir de ma­nière ex­haus­tive avec ce cof­fret de trois CD réunis­sant tout ce qu’ils ont fait, des dé­buts avec le Art Wood Com­bo en pas­sant par “Art Gal­le­ry”, les singles, les faces B, des séances pour la BBC et un live au son ru­gueux en­re­gis­tré à Co­pen­hague en 1967. Art Wood nous a quit­tés en 2006.

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