The Kinks

Rock & Folk - - Rééditions -

““LO­LA VER­SUS POWERMAN AND THE MONEYGOROUND PART ONE” & “PER­CY” ”, “THE BEST OF 1964-1971”

So­ny 1970. Ray Da­vies est fu­rieux. Son groupe n’a pas le droit de jouer aux Etats-Unis alors que tous ses confrères bri­tan­niques s’y ex­portent al­lè­gre­ment et y gagnent beau­coup d’ar­gent. Ses deux der­niers al­bums pour­tant ex­cel­lents — “The Kinks Are The Vil­lage Green Pre­ser­va­tion So­cie­ty” et “Ar­thur (Or The De­cline And Fall Of The Bri­tish Em­pire)” — n’ont ab­so­lu­ment pas fonc­tion­né. D’ailleurs, la pop an­glaise a chan­gé et l’heure n’est plus aux dé­li­ca­tesses de “Wa­ter­loo Sun­set”. Alors Ray dur­cit le ton et sort un al­bum avec un autre titre à ral­longe dans le­quel il charge jour­na­listes, édi­teurs, pro­mo­teurs et édi­teurs. C’est un disque bi­lieux aux chan­sons ex­pli­cites (“Rats”, “Den­mark Street”, “Got To Be Free”, “Top Of The Pops”) mé­lan­geant bi­zar­re­ment vau­de­ville ré­tro et hard rock sau­vage, dans le­quel on trouve plu­sieurs chan­sons fa­bu­leuses dont “Get Back In Line”, “This Time To­mor­row” et, bien sûr, ce “Lo­la” qui de­vait re­mettre le groupe sur les rails et conqué­rir, en­fin, l’Amé­rique. C’est aus­si le single qui, long­temps avant Lou Reed et Da­vid Bo­wie, lan­ça la craze gay. L’al­bum, le der­nier pour Pye, ce­lui qui clôt la pé­riode clas­sique des Kinks — le sui­vant, “Mus­well Hill­billies”, inau­gu­re­ra un nou­veau genre — res­sort en­ri­chi de bo­nus (mais bi­zar­re­ment, sans la su­perbe face B de “Lo­la”, le splen­dide “Ber­ke­ley Mews”) mais aus­si, et c’est ce qui fait son in­té­rêt, de la BO de “Per­cy” . Un na­nar avec Britt Ek­land (miss Pe­ter Sel­lers puis Rod Ste­wart puis Slim Jim Phan­tom) à pro­pos de trans­plan­ta­tion de pénis. Avant, on l’ache­tait in­di­vi­duel­le­ment en re­chi­gnant un peu, “Per­cy” comp­tant 50 % de dé­chets et 50 % de mer­veilles (“Just Friends”, “The Way Love Used To Be”). Cou­plé avec “Lo­la...”, c’est net­te­ment moins dou­lou­reux. Le “Best Of...” qui sort en même temps n’est pas mal, réunis­sant la plu­part des grands clas­siques et les mer­veilles un peu moins connues (dont “Days” et “Won­der­boy”) mais 17 titres pour ré­su­mer les Kinks, c’est un peu mince. Et puis, un best of sans “All Day And All Of The Night”, “Wa­ter­loo Sun­set”, “Au­tumn Al­ma­nach”, “Vil­lage Green” ou “Dead End Street”, c’est tout de même cu­rieux.

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