Orange Juice

Rock & Folk - - Rééditions -

“RIP IT UP”, “THE ORANGE JUICE”

Do­mi­no (im­port Gi­bert Joseph) Eton­nant : on n’avait pas ré­écou­té ces deux al­bums de­puis l’époque de leur sor­tie, on s’aper­çoit au­jourd’hui qu’ils sont presque en­core plus co­ol qu’en leur temps. Pa­rus en 1982 et 1984 — “The Orange Juice”, troi­sième al­bum du groupe, ré­duit dé­sor­mais à Edwyn Col­lins et Zeke Ma­nyi­ka, de­vant être le der­nier — ils re­flé­taient par­fai­te­ment la mutation d’une cer­taine frange de la pop bri­tan­nique. Beau­coup de ceux qui ve­naient du punk ou du post punk dé­ci­daient alors de re­lâ­cher la ten­sion et de se dé­tendre. Wel­ler avait lâ­ché les Jam pour le Style Coun­cil, Orange Juice aban­don­nait les in­fluences Vel­vet Un­der­ground de ses dé­buts, dé­cou­vrait Al Green et se met­tait à faire une sorte de soul fun­ky hy­per suave et non­cha­lante. Avec Edwyn Col­lins croo­nant comme Bo­wie pé­riode “Young Ame­ri­cans” et “Sta­tion To Sta­tion”, mais avec le timbre d’Ig­gy Pop, tout fonc­tion­nait à mer­veille — mal­gré d’in­ces­sants chan­ge­ments de per­son­nel — sur ces deux al­bums vrai­ment chic, ga­vés de chan­sons sexy (“Rip It Up”, “Flesh Of My Flesh”, “Lean Per­iod”, “I Guess I’m A Lit­tle Too Sen­si­tive”, “Sal­mon Fi­shing In New York”, “Mud In Your Eyes”, “All That Ever Mat­te­red”). Deux chefs-d’oeuvre de blueeyed­soul eigh­ties, net­te­ment plus concluants que tout ce qu’a pu en­re­gis­trer le Style Coun­cil (à quelques mor­ceaux près). D’ailleurs, le bat­teur Zeke Ma­nyi­ka de­vait jouer plus tard avec Wel­ler en so­lo. Qui se res­semble, etc.

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