Mange Tes Morts – Tu Ne Di­ras Point

Rock & Folk - - Cinéma -

Re­mar­qué il y a trois ans avec “La BM Du Seigneur”, des­cente mys­tique dans une com­mu­nau­té de gens du voyage fil­mée comme un do­cu-fic­tion, JeanC­harles Hue ré­ci­dive avec “Mange Tes Morts”. En bra­quant cette fois sa ca­mé­ra chez des gi­tans du Nord de la France pour un road trip hou­leux où trois fran­gins durs à cuire se mettent en tête de sub­ti­li­ser une car­gai­son de cuivre. To­ta­le­ment aty­pique, le film a un peu l’es­prit Strip-Tease (la sé­rie de do­cus té­lé), puisque in­ter­pré­tés par de vé­ri­tables gens du voyage dont les at­ti­tudes des­troy et le lan­gage (par­fois) abs­cons peuvent faire rire (fa­çon Des­chiens) comme in­quié­ter. Mais avec de l’émo­tion en plus, puisque l’hu­ma­ni­té fi­nit tou­jours par poindre dans ces tranches de vie.

Fas­ci­né et un peu re­bu­té dans un pre­mier temps par ces per­son­nages ou­tof­this world, on fi­nit par s’at­ta­cher à eux pro­gres­si­ve­ment. D’au­tant que JeanC­harles Hue les ma­gni­fie en jouant la carte du ci­né­ma à fond la caisse. Voir — clou du film — cette ma­gni­fique sé­quence de course pour­suite en voi­ture au mi­lieu d’une route boi­sée fil­mée à l’aube dans une lu­mière presque ir­réelle (en sal­lesle 17 sep­tembre). un “Exor­ciste” et quelques “Pi­rates Des Ca­raïbes” — est par­fait en re­dres­seur de torts sur le tard. Comme une ver­sion vieillie et alour­die de Charles Bronson dans les “Jus­ti­cier Dans La Ville”. Si le met­teur en scène s’offre une vague mé­ta­phore sur la vio­lence in­hé­rente à l’être hu­main, son “Re­froi­dis” est sur­tout un shoot’emup par­ti­cu­liè­re­ment ju­bi­la­toire (en sal­lesle 24 sep­tembre).

Mange Tes Morts

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