THE ROL­LING STONES

LE GROUPE VIENT DE PERDRE SON SAXO­PHO­NISTE TEXAN, L’AF­FABLE BOB­BY KEYS, ET EST À L’HON­NEUR D’UN LIVRE DE PHO­TO­GRA­PHIES QUI VA BIEN AU-DE­LÀ DES CLI­CHÉS HA­BI­TUELS. TOUT CE­LA MÉ­RI­TAIT UNE ANA­LYSE EN LON­GUEUR.

Rock & Folk - - Sommaire - Phi­lippe Ma­noeuvre

“Chaque soir comme un sa­me­di soir.” Tel était le titre de la bio­gra­phie de Bob­by Keys, telle fut sa mo­rale de vie, de mu­si­cien, d’ar­tiste. Tout don­ner. Souf­fler chaque so­lo comme un ap­pel au grand bor­del, comme un lien avec la fu­ria des Hon­ky Tonk black ou des pre­mières folles ex­hi­bi­tions d’El­vis. Tout mi­not, Bob­by Keys avait cho­pé le vi­rus du rock’n’roll. Un ma­tin de 1956, dans sa ville na­tale de Sla­ton (Texas), il voit dé­bar­quer Bud­dy Hol­ly, ve­nu en voi­sin de Lub­bock, sur un ca­mion à plate forme avec ses Cri­ckets et jouant quelque rock ful­gu­rant. Tout ce­la dans le cadre de l’ou­ver­ture d’une nouvelle sta­tion es­sence. Le jeune Bob­by, douze ans, a son épi­pha­nie per­son­nelle. Mon­té sur un pom­mier pour ne rien perdre de ce joyeux fra­cas, il dé­cide que c’est ce­la qu’il veut faire : jouer du rock. “J’ai en­ten­du im­mé­dia­te­ment le pou­voir de cette mu­sique. Sa force. Et bon sang, si ces gars jouaient comme ça en plein mi­lieu de Sla­ton, ça de­vait exis­ter par­tout ! Oui, quand j’ai en­ten­du la gui­tare de Bud­dy, la contre­basse cla­quant là-haut et le fra­cas des tam­bours, j’ai tout de suite com­pris. Je sui­vrais cette mu­sique. Comme dans l’his­toire du joueur de flûte, man. J’irai où cette mu­sique m’em­mè­ne­ra.”

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