Wire

Rock & Folk - - Disques Classic Rock - “Wire”

PINKFLAG/DIF­FER-ANT Wire, 2015, ça donne quoi ? D’abord l’un des groupes les plus sous-es­ti­més du punk ou non, le mot ne vou­lant plus rien dire du tout. Après le pre­mier acte tran­chant de 1977, Wire re­vint s’aven­tu­rer en ter­ri­toire plus élec­tro­nique avant tout le monde, puis ré­ac­ti­va une nou­velle fois la ma­chine au tour­nant du vingt-et-unième siècle. Suite au dé­part lourd de consé­quences de l’ex­pé­ri­men­tal Bruce Gil­bert, le trio pu­blia en­suite deux disques, puis s’ad­joint en 2013 les ser­vices du jeune gui­ta­riste Matt Simms, plus im­pli­qué dans ce qua­tor­zième al­bum stu­dio d’un groupe qui ne fait dé­ci­dé­ment rien comme tout le monde, et pour­suit son che­min avec une constante qua­li­té. Ré­vé­ré par des mu­si­ciens comme Da­mon Al­barn ou Steve Al­bi­ni, Wire reste in­tense, mus­cu­laire, poé­tique ou ima­gi­na­tif, voire les quatre à la fois, évo­luant là où on l’at­tend le moins et main­te­nant constam­ment l’in­té­rêt en éveil. Sous une po­chette si­gnée Jon Wo­zen­croft, “Wire” s’ouvre avec “Blog­ging” et sa li­ta­nie d’ac­ti­vi­tés in­for­ma­tiques (Google, Ama­zon, eBay, etc) ba­lan­cée de fa­çon dé­ta­chée sur la ligne de basse ob­sé­dante de Graham Le­wis. Les voix ro­bo­tiques de Co­lin New­man et la frappe ner­veuse et mé­tro­no­mique de Ro­bert Grey culminent sur l’hyp­no­tique “Sleep-Wal­king”, mais

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