Ka­thryn Williams

Rock & Folk - - Disques pop rock - “Hy­poxia”

ONELITTLEINDIAN Par es­sence, le con­cept d’ar­tiste qui se mé­rite échappe au plus grand nombre. Sur­tout à ceux qui ne mé­ritent pas les ar­tistes en ques­tion. Née à Li­ver­pool l’an­née de la pa­ru­tion de “Dia­mond Dogs”, Ka­thryn Williams compte par­mi les mu­si­ciennes les plus rares de sa gé­né­ra­tion. Ce­la si­gni­fie que tan­dis que d’autres pu­blient des disques, donnent des concerts et font tout sim­ple­ment car­rière, elle ci­sèle, tisse, den­telle, tresse des chan­sons qu’on n’en­tend pra­ti­que­ment ja­mais sur les ondes des ra­dios des hommes, mais bo­ni­fient la vie des mar­tiens qui y ont ac­cès. Elle consi­dère que c’est un pri­vi­lège et ceux qui l’écoutent at­ten­ti­ve­ment aus­si. Plus exac­te­ment née de la der­nière bruine sur la Mer­sey — elle ré­side dé­sor­mais à New­castle — Ka­thryn Williams a dé­jà pu­blié une di­zaine d’al­bums de folk idyl­lique pas­tel­lé de rock, et son “Crown Elec­tric” de 2013, sans connaître les hau­teurs des classements nulle part, avait si­dé­ré, par sa qua­li­té, tous ceux qui en avaient croi­sé les re­frains. Jeune qua­dra let­trée, elle a pui­sé l’inspiration pour “Hy­poxia” dans “The Bell Jar”, un ro­man de Syl­via Plath dans le­quel elle s’est re­plon­gée à l’oc­ca­sion d’une ré­si­dence en tant que poète. Sur le plan des textes, les neuf chan­sons dé­li­cates d’ “Hy­poxia” font al­lu­sion

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