Dawes

Rock & Folk - - Disques - “All Your Fa­vo­rite Bands”

BE­CAUSE Le cas Dawes fait fi­gure de mystère. Voi­là un groupe ca­li­for­nien aux ré­fé­rences im­pec­cables (la scène West Coast se­ven­ties, en gros), cau­tion­né par de glo­rieux aî­nés, Jack­son Browne ou Rob­bie Ro­bert­son en tête. Les trois pre­miers al­bums n’ont pour­tant pas plei­ne­ment va­li­dé cette belle carte de vi­site, mais fai­sons fi de sou­ve­nirs mi­ti­gés. Las, Tay­lor Gold­smith, chan­teur et song­wri­ter qua­si exclusif, au­rait vou­lu dou­cher les meilleures vo­lon­tés qu’il n’au­rait pas pla­cé chan­son plus re­bu­tante que “Things Hap­pen” : riff mi­ni­ma­liste jus­qu’à la ca­ri­ca­ture et dé­cla­ma­tion mo­no­corde d’une voix qui semble n’avoir ja­mais vu le soleil... L’es­poir re­naît en­suite avec “So­mew­here Along The Way”, plus en­le­vé, mieux écrit, mieux chan­té, très Jack­son Browne/ Eagles... puis re­tombe à nou­veau avec un “Don’t Send Me Away” gei­gnard et exas­pé­rant. Le sché­ma se ré­pè­te­ra jus­qu’à la fin : al­ter­nance de titres à moi­tié par­lés, ter­ri­ble­ment li­néaires (“To Be Com­ple­te­ly Ho­nest”, “All Your Fa­vo­rite Bands”) et d’autres qui semblent l’oeuvre d’un groupe dif­fé­rent, tel “Right On Time”, mis sur or­bite par un très bon riff et por­té par un souffle in­dé­niable. Toutes choses, il va sans dire, qui font ter­ri­ble­ment dé­faut à l’ul­time “Now That’s It’s Too Late

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