Bio­lay, Fizs­man, Be­nar­rosh

Rock & Folk - - Disques - “Tre­net”

RI­VIE­RA/BAR­CLAY De­puis long­temps, Ben­ja­min Bio­lay re­prend pour son plai­sir per­son­nel des chan­sons de Charles Tre­net, d’où le projet de cet al­bum en­re­gis­tré en trio en com­pa­gnie de deux de ses mu­si­ciens. On se ré­jouit a prio­ri de cette idée de re­vi­si­ter à l’usage des jeunes gé­né­ra­tions le ré­per­toire de ce­lui qui in­ven­ta la chan­son mo­derne en la confron­tant à la poé­sie et au jazz, même si le par­ti pris adop­té, très jaz­zy, ne contri­bue guère à mo­der­ni­ser l’hé­ri­tage du Fou Chan­tant, con­trai­re­ment à la ver­sion de “Douce France” pro­po­sée en 1981 par le groupe Carte De Sé­jour. Mu­si­ca­le­ment, l’exer­cice de style est as­sez réus­si, les trois com­pères té­moignent d’une com­pli­ci­té ju­bi­la­toire et d’une so­lide as­sise ins­tru­men­tale. Mais tout se gâche vo­ca­le­ment : il a beau jouer les croo­ners, Ben­ja­min Bio­lay n’en a ni l’as­su­rance ni l’en­ver­gure. Et ses choix frisent par­fois le contre­sens : Tre­net, c’est d’abord la lé­gè­re­té, l’in­sou­ciance, et une fo­lie soi­gneu­se­ment contrô­lée, aux an­ti­podes de l’in­sis­tance et de la com­plai­sance qui en­gluent cer­taines des re­prises, adeptes de ra­len­tis­se­ments pré­ju­di­ciables. La mé­lan­co­lie de “Re­voir Paris” ou de “Ver­laine” est ori­gi­nel­le­ment boos­tée par un rythme

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