Sly

Rock & Folk - - Disques - N.U. GEANT VERT

So­ny Mu­sic

Zarma, le meilleur de Sun, de Me­teor ou d’Im­pe­rial. Sans par­ler de Wan­da Jack­son dont la conver­sion au rock and roll est bien connue, on peut ci­ter George Thum­per Jones (“How Come It”), Pat­sy Cline (“Let The Tear­drops Fall”), Bob­by Helms (“Ten­nes­see Rock’n’Roll”), le mer­veilleux John­ny Hor­ton (“I’m Co­ming Home”, ex­cep­tion­nel), Rose Mad­dox (“Hey Lit­tle Dream­boat”) et beau­coup d’autres puisque ces deux mer­veilles cu­mulent 62 titres.

“Tru­ckers, Ki­ckers, Cow­boy An­gels”

Bear Fa­mi­ly Autre mo­ment éphé­mère, ayant don­né à boire et à man­ger, ce­lui de la fin des six­ties où, en Amé­rique, le rock et la coun­try se sont re­joints. Les mu­si­ciens pré­sents sur ces com­pi­la­tions très soi­gnées — on parle de Bear Fa­mi­ly — ra­tissent tel­le­ment larges qu’il est dif­fi­cile de ne pas en dire du bien : pour chaque Po­co, Grateful Dead, Com­man­der Co­dy, Cow­boy ou All­man Bro­thers Band, on trouve un Townes Van Zandt, Rick Nel­son, le Band, les Flying Bur­ri­to Bros, Link Wray, Gene Clark, Kris Kris­tof­fer­son, John­ny Cash ou Lon­nie Mack. Va­lable, d’au­tant que le tout sonne mer­veilleu­se­ment.

Gin­ger John­son

“THE BLISSED-OUT BIRTH OF COUN­TRY ROCK VOL 3 & 4”

“AFRI­CAN PAR­TY”

free­style/ La Ba­leine Avant d’être em­por­té par une crise car­diaque au cours d’une vi­site à La­gos un peu comme un ul­time retour aux sources de ses ori­gines ni­gé­rianes, le per­cus­sion­niste Gin­ger John­son ne s’est pas conten­té d’ac­com­pa­gner les Rol­ling Stones sur “Sym­pa­thy For The De­vil” lors du concert de Hyde Park en 1969 : il a sur­tout été l’âme de la mu­sique afri­caine à Londres, l’homme qui a qua­si­ment fait Fe­la Ku­ti et éga­le­ment le chaî­non qui re­lie dé­fi­ni­ti­ve­ment les mu­si­ciens blancs et noirs dans ce qu’on a dé­sor­mais l’ha­bi­tude d’ap­pe­ler le Swin­ging Lon­don. Pré­cur­seur pour beau­coup, Gin­ger John­son a tel­le­ment na­vi­gué dans le monde de la mu­sique qu’il n’a pas vrai­ment pris le temps de je­ter l’ancre dans beau­coup de stu­dios d’en­re­gis­tre­ment. Heu­reu­se­ment, dé­but 1967, il avait eu la riche idée de le faire au Sound Tech­niques Stu­dio du quar­tier de Chelsea pour mettre en boîte, sous la hou­lette de John Wood, la di­zaine de titres qui al­laient com­po­ser la pierre an­gu­laire de l’afro­beat qu’est cet al­bum (dont l’édi­tion ori­gi­nale vaut dé­sor­mais une pe­tite for­tune). Faute de ren­sei­gne­ment sur la po­chette, il n’est pas pos­sible de sa­voir qui est pré­sent sur le disque et qui joue exac­te­ment quoi, mais il y a du monde. A l’écoute de “Tal­king Drum”, l’au­di­teur se­ra sur­pris par la qua­li­té de la prise de son de John Wood qui res­ti­tue chaque note, chaque ins­tru­ment, sans en faire une bouillie. Au fi­nal, une mu­sique aus­si en­voû­tante que dan­sante qui fait que cette “Afri­can Par­ty” est plus qu’un simple disque.

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