“Dap­tone Gold”

Rock & Folk - - Disques Pop Rock - “II”

DAP­TONE/DIF­FER-ANT De­puis sa créa­tion il y a pra­ti­que­ment quinze ans, le la­bel Dap­tone per­met de vé­ri­fier à in­ter­valles ré­gu­liers qu’il se passe en­core quelque chose sous le so­leil de la soul et que l’ama­teur n’est pas condam­né à fouiller in­ter­mi­na­ble­ment les ar­rière-salles de chez Kent et Vam­pi­soul pour trou­ver de l’in­édit. Au fil des ans, une fa­meuse cons­tel­la­tion s’est ag­glo­mé­rée au­tour de Ga­briel Bos­co Mann Roth et Neal Su­gar­man, les boss du la­bel, dont cette se­conde com­pi­la­tion “Dap­tone Gold”, sor­tie six ans après la pre­mière, offre une ex­cel­lente oc­ca­sion de consta­ter une fois de plus ce qu’elle sait faire. Tous en ont chié. Si Spec­tor, en plein dans l’Amé­rique de Bir­min­gham, de Hoo­ver et du KKK, fai­sait chan­ter à ses pou­lains pom­pa­dou­rés à quel point, dé­ci­dé­ment, c’était bien chouette les crèmes gla­cées, tous ceux de Dap­tone savent ce qu’ils ont fran­chi et ce qui leur reste à sur­mon­ter (et qui ces der­niers temps ont pour nom Darren Wil­son ou Da­niel Pan­ta­leo). D’abord, la pa­tronne, Sha­ron Jones, qui en­gueule son can­cer sur un ful­mi­nant “Re­treat” ; Charles Brad­ley, le pe­tit nou­veau (66 ans) dé­bar­qué en 2011, l’homme à la vie en­core moins jouasse que celle de Jack­son C Franck, fait chia­ler tout le monde avec “Strict­ly Re­ser­ved For You”. Tan­dis que le Me­na­han Street Band dé­bite des ins­tru­men­taux tou­jours aus­si

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