Fran­kie Lee

Rock & Folk - - Disques Classic Rock - “Ame­ri­can Drea­mer”

LOOSE Les Etats-Unis nous ont ac­cou­tu­més aux poètes rock et folk qui chantent leur pays im­mense. Fran­kie Lee s’ins­crit dans cette li­gnée. Coun­try ? Une pho­to le mon­trant ca­res­sant un énorme ver­rat ne laisse au­cun doute. Quoique né dans le Sud pro­fond, il a vé­cu à Minneapolis, pas loin de Du­luth... En lec­teur de Sam She­pard, il se consacre d’abord à des for­mats courts (“Middle West”) mais un ac­ci­dent à la ferme l’em­pêche de pour­suivre. Avec trois doigts cas­sés, pas ques­tion de jouer de la gui­tare. Il com­pose un al­bum sur le pia­no de sa mère chez qui il se ré­ta­blit. Cer­taines com­po­si­tions sont à l’évi­dence éla­bo­rées sur cet ins­tru­ment (“Ame­ri­can Drea­mer”) mais d’autres sentent bon la gui­tare, Fran­kie Lee uti­li­sant sans ti­mi­di­té des ac­cords qui sonnent large (“High And Dry”). Sou­te­nu par Jake Han­son, Mi­chael Ros­set­to (gui­tares), Phil Hicks (basse), JT Bates (bat­te­rie), il se ré­vèle un mu­si­cien maître de son su­jet. Pré­fé­rant les tem­pos lents, il peut ins­tal­ler une in­ti­mi­té (“Queen Of Ca­ro­li­na”, “Ho­nest Man”, “Horses” — tout en éco­no­mie), trous­ser une mélopée en­tê­tante (“Know By Now”) ou s’em­bar­quer dans une épo­pée (“Buf­fa­lo”). L’ins­pi­ra­tion pour cette chan­son est ré­vé­la­trice. Après qua­torze heures au vo­lant de son sta­tion wa­gon, au beau mi­lieu des bad­lands, Da­ko­ta

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