“Tri­ca­tel”

Rock & Folk - - Disques Français - “RSVP”

TRI­CA­TEL Le gang­sta rap, à cô­té, c’est une mau­vaise blague qui ne fait plus rire per­sonne. Ceux qui aiment les vrais gangs, les gangs sans conces­sion, qui montent à la bas­ton avec le sou­rire et en mu­sique, vont être aux anges. Hi­ver 2014. Ber­trand Bur­ga­lat, dans un stu­dio pa­ri­sien, en­tou­ré des an­ciens AS Dra­gon, a une idée. Un dé­sir. Fer­mer la porte et les yeux, bran­cher les ins­tru­ments et sau­ter dans le vide. Sans plan ni rien, jouer et jouer en­core et voir ce que des tripes et des coeurs peuvent créer sans fi­let. Par­fois, la porte est pous­sée et quelques amis viennent re­joindre l’ex­pé­rience, car c’en est une, vraie, in­tense, ver­ti­gi­neuse par­fois, to­tale. “Tri­ca­tel RSVP”, c’est donc ça, un disque col­lé­gial, fou, à l’am­bi­tion ma­gique : gra­ver l’in­sai­sis­sable, in­car­ner les ca­prices de l’âme. C’est un trip, des boucles qui dé­chirent la nuit. Une claque. Onze chan­sons nau­ti­lus, onze mi­racles man­tra. Comme ce “Sleep Too Long” avec Alice Le­wis, odys­sée aux brumes amies, songe qui dé­vore le réel pour le meilleur. Ou “La Pis­cine Do­rée” où Bur­ga­lat swingue ad­mi­ra­ble­ment au bord du pré­ci­pice. Ou en­core “Der­nier Mé­tro” avec le rap­peur mas­qué Fu­za­ti, rap mu­tant, dé­pouillé, ter­ro­riste. Sur “Eyes Of The Sun”, April March, en bi­nôme avec Do­los, ouvre les hos­ti­li­tés avec une

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