Bat­te­rie Lud­wig

Rock & Folk - - Culte Des Objets - Pou­ren­sa­voir­plus:www.lud­wig-drums.com

CHAQUE MOIS, NOTRE SPECIALISTE EVOQUE L’HIS­TOIRE D’UN AP­PA­REIL, VETEMENT, INS­TRU­MENT OU BI­BE­LOT DE LE­GENDE...

Elle est consti­tuée de deux cym­bales pla­cées ver­ti­ca­le­ment face contre face et ac­tion­nées par une pé­dale à res­sort qui les met en con­tact. En­suite viennent le Low Boy, sur le même prin­cipe — mais les cym­bales sont à l’ho­ri­zon­tale (ces deux pre­miers sys­tèmes sont po­sés au sol, sous la caisse claire) — et en­fin le Hi-HatSo­ckPe­dal, sur le même prin­cipe que le pré­cé­dent mais, cette fois, les cym­bales sont pla­cées sur une tige beau­coup plus haute, per­met­tant de jouer avec les ba­guettes en plus du pied. C’est au fa­bri­cant d’ac­ces­soires ba­sé dans le Mas­sa­chu­setts Wal­berg & Auge qu’on doit cette in­no­va­tion ma­jeure qu’il va four­nir à la plu­part des marques. Il fau­dra at­tendre la fin des an­nées 1930 pour que les kits Lud­wig soient équi­pés de ces char­les­tons, la marque étant res­tée jusque-là fi­dèle à la cym­bale fixée sur la grosse caisse dé­crite plus haut. En 1955, WFL — dont un des pre­miers suc­cès est la SpeedKingPe­dal, tou­jours fa­bri­quée au­jourd’hui, re­com­man­dée par de nom­breuses stars de la bat­te­rie, dont Bud­dy Rich — se porte beau­coup mieux que ce qu’il reste de Lud­wig & Lud­wig, et CG Cohn dé­cide d’ar­rê­ter la fa­bri­ca­tion de bat­te­ries. Un rien re­van­chard, William Lud­wig peut alors ra­che­ter sa marque et re­nomme sa so­cié­té Lud­wig Drum Com­pa­ny. Les pre­miers ca­ta­logues portent la men­tion Fa­bri­qué­parWFL pour pré­ci­ser qu’il s’agit bien du bon Lud­wig. À l’ins­tar de Höf­ner, Ri­cken­ba­cker ou Vox, Lud­wig entre dans la lé­gende au prin­temps 1963, lorsque Brian Epstein et Rin­go Starr passent la porte du ma­ga­sin Drum Ci­ty, à Londres, pour y com­man­der le cé­lèbre kit à la fi­ni­tion Oys­terB­la­ckPearl du bat­teur des Beatles. La marque va même bé­né­fi­cier d’une in­croyable cam­pagne de pu­bli­ci­té du­rant la Beat­le­ma­nia, grâce à la peau de grosse caisse de 20 pouces or­née du logo de la marque sur­plom­bant un énorme TheBeatles qu’on va voir sur tous les écrans, y com­pris au cinéma. La liste des bat­teurs ayant em­boî­té le pas de Rin­go est bien trop longue pour être dé­rou­lée ici, mais on peut néan­moins ci­ter Mitch Mit­chell, Gin­ger Ba­ker, Ayns­ley Dunbar, John Bon­ham, John Dens­more, Ian Paice, Car­mine Ap­pice ou Alex Van Ha­len... Au­jourd’hui, les kits sont as­sem­blés à la main dans l’usine de Mon­roe (Ca­ro­line du Nord) sous la marque Lud­wig USA, tan­dis qu’une gamme éco­no­mique est pro­duite en Chine. En 1979

(neuf, sans caisse claire ni cym­bales) :

Kit 4 fûts SMIC men­suel brut

en 1979 = 315 €

En 2015

Com­bien ça coû­tait ? Com­bien ça coûte ?

Kit 4 fûts Lud­wig USA

(neuf, sans caisse claire ni

cym­bales) :

Pho­to DR

Un kit quatre fûts Lud­wig ré­cent (avec caisse claire, char­les­ton et cym­bale crash) vu cô­té pile. Entre le ta­bou­ret et la grosse caisse, on aper­çoit la pé­dale avec la­quelle tout a com­men­cé.

4700 FF (716 €)

en­vi­ron 1600 €

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