THE VEL­VET UN­DER­GROUND

LE GROUPE DE LOU REEED EST EVNCORE A L’HON­NEUR DANS UN NOU­VEAU COF­FRET ? OUI, MAIS CE­LUI-CI DO­CU­MENTE SON CHANT DU CYGNE, LE MA­GNI­FIQUE “LOA­DED”.

Rock & Folk - - En Vedette -

C’est l’éter­nel dé­bat, fu­tile, ado­les­cent et donc ca­pi­tal : quel est le meilleur al­bum du Vel­vet Un­der­ground ? Le pre­mier ? Il est bien sûr fa­bu­leux, mais vic­time de son suc­cès. Comment ché­rir in­ti­me­ment un disque dont la ba­nane est de­ve­nue un mo­tif pour T-shirt, au même titre qu’un vul­gaire portrait de Che Gue­va­ra ? Le deuxième a la classe, bien sûr, en­core qu’il faille être dro­gué ou fou pour s’écou­ter au pe­tit-dé­jeu­ner la dou­blette fi­nale “I Heard Her Call My Name”/ “Sis­ter Ray”. Ai­mer le troi­sième, c’est se pla­cer du cô­té des gens chic. Etape sui­vante pour ceux qui en ont fait leur al­bum de che­vet : s’ha­biller chez Agnès B et fré­quen­ter des ver­nis­sages. Rares sont ceux en re­vanche qui citent “Loa­ded”, le qua­trième, le der­nier. Peut-être parce que sa po­chette à la fu­mée pourpre et à l’es­thé­tique dé­jà se­ven­ties est moins réus­sie que celles de “The Vel­vet Un­der­ground & Ni­co”, “White Light/ White Heat” ou “The Vel­vet Un­der­ground”. Peut-être aus­si parce que ni John Cale ni Moe Tu­cker, les membres les plus cool de la bande pa­raît-il, ne jouent sur le disque. “Loa­ded” est un drôle d’al­bum, en­re­gis­tré par un VU en pleine dés­in­té­gra­tion, mais qui s’ef­force pour­tant d’en­re­gis­trer les chan­sons les plus ac­cro­cheuses et belles qui soient.

PAR BA­SILE FAR­KAS

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