Ryan Adams

Rock & Folk - - Disques - “1989”

PAXAM En 1989, Bruce Spring­steen n’a rien en­re­gis­tré. Qu’à ce­la ne tienne, Ryan Adams, par un sin­gu­lier dé­tour, en vient à ajou­ter un ava­tar of­fi­cieux à la dis­co­gra­phie du Boss en re­pre­nant in­té­gra­le­ment le der­nier al­bum de... Tay­lor Swift, le mul­ti­pla­ti­né “1989”. Re­dou­table pro­gramme. On ne s’y en­gage qu’avec une pru­dence fé­line, d’au­tant qu’ou­verte par un “Heart­brea­ker” jus­te­ment sa­lué en son temps, la production so­lo de Ryan Adams s’est de­puis en­glou­tie dans le fran­che­ment er­ra­tique, son chefd’oeuvre res­tant peut-être le mes­sage vo­cal en­co­lé­ré lais­sé sur le ré­pon­deur du rock-cri­tic Jim DeRo­ga­tis. Au-de­là de l’op­por­tu­nisme in­gé­nu de ce tri­bute, ce genre d’al­bum té­moigne as­sez des char­mantes (?) in­co­hé­rences du per­son­nage, pleur­ni­chard et bra­vache, let­tré et be­nêt, ad­mi­rant uni­ment et aus­si sin­cè­re­ment semble-t-il, Hüs­ker Dü ou les Re­pla­ce­ments que Tay­lor Swift, ce jo­li ro­bot blond (son la­bel s’ap­pelle Big Ma­chine Re­cords, ça ne s’in­vente pas). Et l’al­bum ? Son conte­nu se ré­par­tit à peu près équi­ta­ble­ment entre deux cor­billons : bal­lades molles ad­mi­nis­trées avec un sé­rieux de cardinal, dont la des­ti­née se­ra pro­ba­ble­ment de s’échouer sur la bande-son de quelque ano­nyme co­mé­die ro­man­tique, et purs pas­tiches

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