Da­vid Bo­wie

Rock & Folk - - Disques - “”

ISO La der­nière in­car­na­tion de Bo­wie da­tait de dé­but 2013, lors­qu’il s’était ré­vé­lé au monde ul­tra connec­té, en pi­rate in­for­ma­tique. Se­crè­te­ment, sans faire bruis­ser le web, il avait don­né suite à son oeuvre. Trois ans plus tard, l’ef­fet de sur­prise en moins, il fait aus­si fort en pu­bliant (le jour de son soixante-neu­vième an­ni­ver­saire) un disque comme per­sonne n’en at­ten­dait de lui. Le coup de l’al­bum, à ce point ma­gis­tral et au­da­cieux, au cré­pus­cule d’une car­rière ex­cep­tion­nelle, c’est une pre­mière. Mc­Cart­ney peut rem­bal­ler son “Chaos And Crea­tion In The Ba­ckyard” de 2005. As­sez clas­sique dans la forme, “The Next Day” a ral­lu­mé un feu, après une dé­cen­nie si­len­cieuse, sur le­quel Bo­wie a je­té de l’huile. A nou­veau dé­vo­ré par l’en­vie d’in­no­ver, il a fait ap­pel à un or­chestre post-jazz, dont le saxo­pho­niste Don­ny McCas­lin est la pro­tu­bé­rance, pour re­vi­si­ter dras­ti­que­ment “Sue (Or In A Sea­son Of Crime)” et “Tis A Pi­ty She Was A Whore”, les deux titres di­vul­gués fin 2014. Ils ont en­re­gis­tré cinq autres chan­sons dont celle, de dix mi­nutes, qui donne son nom à “”. Sans se res­sem­bler, elles ren­voient toutes aux grandes heures de ce gé­nie de la mu­ta­tion, dé­sor­mais so­nore, qui croit d’abord en son art brut, puis en To­ny Vis­con­ti pour le peau­fi­ner. Rien n’est

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