Tin­ders­ticks

Rock & Folk - - Disques Pop Rock - “The Wai­ting Room”

CITYSLANG Voi­ci le dixième al­bum d’un groupe qui vient de fê­ter ses vingt ans, même si la for­ma­tion ori­gi­nale s’est sé­pa­rée en 2006. Trois mu­si­ciens sont res­tés, dont Stuart A Staples, chan­teur et fi­gure em­blé­ma­tique qui as­sure la conti­nui­té du son Tin­ders­ticks avec cette voix si par­ti­cu­lière, grave, pro­fonde, trem­blante. Le groupe pro­pose tou­jours une mu­sique at­mo­sphé­rique, lente, mi­ni­male, émou­vante... Avec une tris­tesse à fleur de peau, par­fois à la li­mite du sup­por­table, comme ici sur le mor­ceau­titre, à faire pas­ser Leo­nard Co­hen pour Pa­trick Sé­bas­tien. Mais pas tou­jours. Sur “Were We Once Lo­vers”, le tem­po s’ac­cé­lère dan­ge­reu­se­ment, le bas­siste jouant... en slap ! Hor­reur pour les te­nants du bon goût. Que faire : hon­nir le groupe ou ré­ha­bi­li­ter Stan­ley Clarke ? Les Tin­ders­ticks s’en foutent, ils sont au-des­sus de tout ça... L’al­bum est né d’un pro­jet ini­tié au Fes­ti­val du court­mé­trage de Cler­mont-Fer­rand, chaque chan­son étant ac­com­pa­gnée par un film réa­li­sé par un ci­néaste dif­fé­rent. On y re­trouve de très beaux titres comme les deux duos, “Hey Lu­cin­da”, avec la re­gret­tée Lha­sa, et “We Are Drea­mers” avec Jehn­ny Beth, des Savages. Et des sur­prises, comme “Help Your­self”, sorte d’afro-beat hyp­no­tique avec cuivres et per­cus­sions en avant, qui contraste

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