Tortoise

Rock & Folk - - Disques Pop Rock - “The Ca­tas­tro­phist”

THRILLJOCKEY Que se passe-t-il après le post-rock ? S’il reste l’un des meilleurs groupes live des an­nées 90, Tortoise a ex­plo­ré les tech­niques de l’en­re­gis­tre­ment nu­mé­rique pour par­ve­nir à ses fins en stu­dio, mais s’est un peu per­du de­puis “Mil­lions Now Li­ving Will Ne­ver Die”. A l’ins­tar du blaze pa­res­seux, la mys­té­rieuse for­ma­tion aime prendre son temps et a sou­vent, de­puis ses dé­buts il y a un quart de siècle à Chi­ca­go, flir­té avec l’avant-garde dans un for­mat pop, comme Frank Zap­pa l’au­rait sans doute en­vi­sa­gé au­jourd’hui. Par­ve­nus à une stu­pé­fiante in­ter­ac­tion ins­tru­men­tale, les in­no­va­teurs multi-ins­tru­men­tistes du groupe s’étaient re­trou­vés pour en­re­gis­trer la BO de “Lo­ve­ly Mol­ly”, mais leur der­nier al­bum re­monte à six ans. Avec “The Ca­tas­tro­phist”, Tortoise évo­lue dans une am­biance mi­ni­ma­liste poé­tique pro­pice à la fu­mette, avec da­van­tage de syn­thés ci­né­ma­tiques. Le groupe s’au­to­rise deux mor­ceaux à voix : une re­prise de la chan­son “Rock On” de Da­vid Es­sex chan­tée par Todd Ritt­mann de US Maple, et “Yon­der Blue” par Geor­gia Hu­bley de Yo La Ten­go (et ini­tia­le­ment pré­vu pour Ro­bert Wyatt). Entre krau­trock, dub et elec­tro­ni­ca, le sep­tième al­bum de Tortoise reste, der­rière une po­chette qui mé­lange les cinq membres, dif­fi­cile à dé­chif­frer. Em­me­née par une ryth­mique

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