Edith Crash

Rock & Folk - - Disques Francais - Par­tir”

“STORMYWAVEMUSIC Fin juillet 2015, soi­rée openmic chez Pap­py & Har­riet’s, in­con­tour­nable rade en plein dé­sert, Pio­neer­town (Ca­li­for­nie) : après les ribs et les mar­ga­ri­tas de cir­cons­tance, le cow-boy, MC du soir, an­nonce avec émo­tion la jeune femme, fra­gile. Elle s’ins­talle seule der­rière une grosse caisse, une gui­tare entre ses bras frêles — notre monde bas­cule sous la voie lac­tée, dans la plaine Mo­jave. Edith Crash est per­pi­gna­naise comme les Li­miña­nas, exi­lée là-bas avec dans sa be­sace une cer­taine concep­tion de la chan­son fran­çaise via le prisme punk — doi­tyour­self. Pas com­plè­te­ment : pour son nou­vel al­bum, elle re­çoit l’aide in­croyable d’Alain Jo­hannes, homme de l’ombre des Queens Of The Stone Age, des Eagles Of Death Me­tal et de ce que les alen­tours de Jo­shua Tree comptent comme freaks. On évoque for­cé­ment le dark­folk de John­ny Cash, l’uni­vers de PJ Har­vey, et la rage conte­nue de Noir Dé­sir. Voi­là : prin­ci­pa­le­ment acous­tique et strié de re­verb Gretsch, mar­qué par ce beat lent et lan­ci­nant, sourd et bour­ré d’écho, le blues dé­char­né et aride d’Edith, femme-en­fant à la sil­houette go­thique, prend aux tripes. Ar­tiste en­ra­gée, elle dé­voile à nu des dé­mons qui tour­billonnent comme des pa­pillons de nuit au­tour de chan­sons poi­gnantes, ma­gni­fi­que­ment pro­duites

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